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Qui ne dit mot ne consent pas

«J’ai donné ma démission à mon employeur. Or, j’ai reçu une proposition pour un nouvel emploi, que je pourrais commencer pendant mon délai de congé (durée entre la démission et l’arrêt définitif du travail) déjà. J’ai demandé à mon futur ex-employeur s’il acceptait de me libérer, mais, à ce jour, je n’ai toujours pas reçu de réponse. Puis-je considérer son silence comme une acceptation?»

Non. La libération de l'obligation de travailler durant le délai de congé ne peut être décidée que par l’employeur. Si l'employé la requiert, l'absence de réponse de son patron ne permet pas pour autant d'établir une présomption d'acceptation. A cet égard, c'est au travailleur d'apporter la preuve qu'il est au bénéfice de l'aval de son employeur.

Dans votre cas, il vous faut insister auprès de votre patron afin d'avoir le cœur net, tout en sachant que, juridiquement, rien ne l'oblige à accepter de vous libérer prématurément.

Si, toutefois, vous décidiez de vous passer d’une autorisation officielle et que vous quittiez votre emploi en plein délai de congé, vous vous exposez à devoir des dommages-intérêts pour le préjudice subi par l’employeur, en plus de la déduction de salaire pour les jours où vous ne serez pas venu travailler.

KIm Vallon