
Thés japonais radioactifs
Neuf thés d’origine asiatique sur douze testés par le Laboratoire cantonal de Bâle contiennent des particules radioactives. Le thé le plus touché est le Shinsha First Flush Ureshino, avec 6,1 becquerels par kilo (Bq/kg) de césium 137 et 5,4 Bq/kg de césium 134.
Pour les thés achetés chez Aldi (Mr Perkins thé vert, d’Asie), Coop (Twinings Pure Green Tea, de Chine) et Migros (M Classic thé vert avec arôme de citron, d’Asie, d’Europe, d’Afrique), les valeurs sont plus basses que les produits japonais. Ils affichent respectivement 0,68 Bq/kg, 0,36 Bq/kg et 0,56 Bq/kg de césium 137 et pas de présence détectable pour le césium 134.
Enfin, seuls trois thés ne contiennent aucune particule radioactive: Fukamushi, Sencha et Finest Japan Sencha, vendus dans les drogueries ou certains commerces spécialisés.
Les quantités mesurées par le laboratoire bâlois restent cependant inférieures aux valeurs de tolérance de 10 Bq/kg, avec une limite de 500 Bq/kg adoptée après la catastrophe de Fukushima. Cela ne signifie pas, pour autant, qu’il n’y a aucun danger, avertissent certains spécialistes: le cancérologue Claudio Knüsli estime «qu’il n’existe pas de dose radioactive sans danger» et qu’il vaut mieux, de ce fait, acheter des produits qui ne sont pas contaminés.

