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50 fonds de placement: bérézina sur les marchés

à la Suite de la tempête sans précédent qui a secoué les marchés cet été, le secteur pharma et les fonds immobiliers suisses apparaissent comme des îlots de calme.

La crise de la dette grecque et des autres pays fragilisés de la zone euro ont précipité tous les marchés vers de grosses pertes. En contrepartie, le secteur pharma, traditionnellement défensif, a pris sa revanche. Et les fonds immobiliers suisses restent des valeurs sûres mais coûteuses, car très recherchées.

Tout Compte Fait vous propose chaque trimestre les cinq meilleurs fonds de placement de chaque secteur. Tous ceux qui figurent dans nos tableaux sont négociables en Suisse.

Pour en savoir plus sur ceux qui vous intéressent, vous pouvez consulter gratuitement les fiches d’information de l’agence Morningstar, soit directement (www.morningstar.fr), soit en passant par les sites des banques en ligne (www.swissquote.ch, www.e-sider.com).

1 / Obligations suisses – Au début de l’été, le marché obligataire helvétique a servi de havre dans le contexte agité des Bourses. En août, un véritable coup de tonnerre a en revanche ébranlé les taux obligataires: pour lutter contre la force du franc, la Banque nationale a annoncé tout mettre en œuvre pour maintenir le taux Libor proche de 0%. Les conséquences sur les emprunts de la Confédération ont été moindres, les rendements sur deux ans flirtant déjà avec le 0%. Dans ce contexte mouvementé, l’indice suisse du cours des obligations a augmenté de 3% depuis la fin de juin.

2 / Actions Suisse – La cherté du franc a pénalisé l’économie helvétique et, en particulier, les entreprises vivant de l’exportation. Les investisseurs se sont détournés de ces titres, craignant une érosion des marges et, partant, de mauvais résultats. En août, la faillite de la Grèce semblant toujours plus probable et l’euro plongeant en conséquence, le SMI a perdu un quart de sa valeur. Il a heureusement pu se reprendre par la suite. Mais l’indice des valeurs phare suisses termine le trimestre sur une baisse de 10%!

3 / Actions Europe – La crise de la dette européenne a culminé pendant l’été avec le spectre d’une faillite grecque et le ralentissement marqué de l’économie. Au début d’août, les principaux indices ont dégringolé de plus de 20%. Les secteurs pharma et de la consommation de base, traditionnellement défensifs, ont moins souffert, alors que les matières premières et la finance ont été laminées par la crise. Les banques françaises, fortement impliquées dans la débâcle grecque, ont perdu jusqu’à 50%, voire même 60% de leur capitalisation boursière.

4 / Actions Amérique du Nord – Le débat politique sur la dette a paralysé le Congrès américain à la fin de juillet. En baissant, dans la foulée, la note des Etats-Unis, l’agence Standard & Poor’s a déclenché un séisme. D’autres mauvaises nouvelles ont suivi, qui ont encore plombé les indicateurs économiques et les pronostics de croissance, sans compter la crise européenne. Entre la fin de juillet et le début d’août, l’indice S&P 500 (en francs) a ainsi perdu jusqu’à 26% de sa valeur. Les pertes ont, depuis, été ramenées à 8%, une évolution qui n’est toutefois due qu’au renchérissement du dollar.

5 / Actions Asie (hors Japon) – L’Extrême-Orient a suivi l’évolution mondiale et le MSCI Asia Pacific Index (en francs) a perdu quelque 16% depuis le début d’avril. Chaque pays a toutefois réagi différemment. La Chine et l’Inde ont ainsi accusé le coup, les indices Hang Seng et Sensex (tous les deux en francs) perdant respectivement 8% et 7% de plus que le reste du continent. Pour les banques centrales, le défi est désormais de combattre l’inflation sans renforcer encore les conséquences de l’affaiblissement conjoncturel mondial sur leurs économies.

6 / Actions pays émergents – Les pays émergents ont aussi vu leur valeur fondre d’un quart (en francs) depuis fin juillet. Les pays dont le PIB dépend des matières premières sont les plus durement touchés, les prix de ces dernières étant en chute libre. Les indices du Brésil et de la Russie (en francs) ont ainsi été de 10%, respectivement de 8%, en deça de l’indice MSCI Emerging Markets. Le ralentissement a certes stabilisé l’inflation, mais reste à savoir si cela sera durable. Le Brésil a ainsi abaissé son taux directeur, à la surprise des observateurs, premier pas vers un assouplissement de sa politique monétaire.

7 / Actions financières – Les actions financières ont été mises à mal, depuis le mois d’avril, par les craintes liées à la dette de certains pays européens. Le secteur de l’assurance s’en sort toutefois mieux que les titres bancaires. A la fin d’août, les valeurs financières étaient retombées à leur niveau du début de 2009. Les banques grecques sont parmi les plus mal loties. Elles sont suivies par les françaises – la solvabilité de deux d’entre elles étant sérieusement mise en doute. Ce sont, dans ce contexte, les banques japonaises qui remontent le mieux la pente.

8 / Actions pharma-santé – L’aspect défensif du secteur lui a permis de mieux s’en sortir que le marché global. Les investisseurs profitent en outre du versement de dividendes élevés. Les entreprises actives dans le pharma et la biotechnologie ont clairement surpassé les autres. En Suisse, les cours de Roche et de Synthes s’inscrivent à la hausse; le premier, grâce à des résultats d’études positives, le second parce qu’il a profité des plans de rachat de Johnson & Johnson. Actelion, qui a dû constituer des provisions pour assurer ses arrières dans un conflit juridique, se porte moins bien.

9 / matières premières – La conjoncture, l’endettement des pays industrialisés et le ralentissement des importations de matières premières de Chine ont désécurisé les investisseurs. Ce qui s’est traduit par une extrême volatilité pour les produits agraires, les métaux de base et les carburants, avec, depuis avril, une baisse du DJ UBS Commodity Index (en dollars) de 17%. L’or et l’argent ont franchi des records historiques. L’argent a ensuite baissé ensuite de 21%, alors que l’or a terminé le trimestre sur une progression de 13,38% (en dollars), malgré une sévère correction en septembre.

10 /  Fonds immobiliers – Le marché immobilier SXI a poursuivi sur sa lancée en enregistrant une hausse de 3,88% (en francs) depuis le début d’avril. Les agios (écart entre la valeur boursière et la valeur d’inventaire) ont également progressé pour atteindre un niveau moyen de 25% pour les fonds et de 20% pour les actions immobilières. Dans le contexte actuel des rendements au plancher et de la haute volatilité des marchés, ce secteur a la cote.


Pour télécharger le tableau comparatif, se référer à l'encadré au-dessous de la photo.

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