
Pas facile de remplacer l’IFD
Un seul graphique et un mythe s’effondre: non, l’impôt fédéral direct n’est pas si progressif que cela (lire pages 18 et 19). Aujourd’hui plus que jamais, il est même très raisonnable pour les familles, puisque, avec deux enfants et, par exemple, un revenu mensuel brut de 9000 fr., elles ne paieront qu’un peu plus de 1500 fr. à cette fin. Bien sûr, sans s’emballer, la machine se met alors en route, avec un maximum de 11,5% du revenu imposable.
Supprimer l’IFD et le remplacer par une hausse de la TVA, comme le souhaitait le Parti radical en 2007, n’est pas une idée incongrue. C’est vrai que, eu égard à nos proches voisins, cet ancien impôt de guerre fleure bon la naphtaline et les aller et retour (les 30% au moins doivent revenir aux cantons) sont aussi absurdes que coûteux. Mais il conviendra alors de sérieusement moduler le taux de la TVA en fonction de la plus ou moins grande nécessité des produits taxés. Le Blick avait comparé, en 2007 également, l’économie en cas de suppression de l’IFD avec le surcoût d’une TVA passant à 14%: une famille avec deux enfants paierait, in fine, 2700 fr. de plus avec un revenu annuel de 75 000 fr., mais économiserait 7257 fr. avec un revenu de 250 000 fr. et 30 104 fr. avec 500 000 fr. Pas facile de remplacer l’IFD!

