
50 fonds de placement: le tsunami et le printemps arabe ont fragilisé les marchés
Après un début d’année prometteur, les remous dans le monde arabe et la catastrophe japonaise ont pesé sur certains secteurs.
L’économie suisse a bien commencé l’année malgré la force du franc et les investisseurs ont repris confiance en Europe. Plus loin, les renversements des régimes tunisien et égyptien, suivis des manifestations au Proche-Orient, ont renchéri le prix du brut. A la mi-mars enfin, le tsunami au Japon a secoué les marchés de toute la planète.
Tout Compte Fait vous propose chaque trimestre les cinq meilleurs fonds de placement de chaque secteur. Ils sont tous négociables en Suisse.
Pour en savoir plus sur ceux qui vous intéressent, vous pouvez consulter gratuitement les fiches d’information de l’agence Morningstar (www.morningstar.fr) ou le site d’une
banque en ligne (www.swissquote.ch ou www.vzportailfinancier.ch par exemple).
- Obligations suisses – Les taux des obligations suisses ont continué leur progression jusqu’à la mi-mars. L’économie helvétique est en pleine forme malgré la vigueur du franc, ce qui laisse présager une inflation. Les investisseurs ont donc préféré les actions aux obligations d’Etat. A la mi-mars, à la suite de la catastrophe qui a secoué le Japon, ils se sont brièvement repliés vers le marché obligataire, plus sûr. Les emprunts d’entreprises ont, en revanche, traversé les derniers mois sans turbulences majeures.
- Actions suisse – Les actions Suisse ont également bien résisté à la force du franc. L’Institut d’enquêtes conjoncturelles de l’EPFZ (KOF) a ainsi revu à la hausse à 2,8% ses pronostics de croissance pour l’année en cours. Le SMI est toutefois resté en retrait du marché international des actions, évoluant entre 6450 et 6700 points jusqu’au tremblement de terre japonais. La catastrophe a pesé sur la courbe qui est descendue à 6000 points pour rejoindre ensuite son niveau du début de l’année.
- Actions Europe – Les investisseurs ont repris confiance et les Bourses des pays méridionaux ont pu se reprendre. Mais tous les secteurs n’ont pas évolué de façon identique. Les matières premières et les biens de consommation, qui avaient tiré leur épingle du jeu en 2010, ont ainsi reculé sur les prises de bénéfices, alors que les actions financières, mises à mal l’an passé, se sont redressées. Les troubles politiques dans le monde arabe et le tremblement de terre au Japon ont profité aux valeurs défensives. Les investisseurs ont depuis réinvesti les titres cycliques.
- Actions Amérique du Nord – La nouvelle année a souri au marché américain. Toutes les sociétés ont progressé, quelle que soit l’importance de leur capitalisation. L’indice Russell 2500 qui retrace les performances des PME a ainsi augmenté de 4 points(1), le S&P 500 et le MSCI North America ont renchéri de 3%(1). A la mi-février, la volatilité ambiante a gagné Wall Street qui s’est malgré tout bien défendu. Le secteur énergétique a progressé de 11%(1), mais les investisseurs ont boudé certaines branches. Les télécommunications bouclent le trimestre sur une baisse de 2%(1).
- Actions Asie (hors Japon) – L’Asie peine à trouver son rythme. L’amélioration des perspectives de croissance dans les pays industrialisés, notamment aux Etats-Unis, focalise l’intérêt des investisseurs sur l’Occident. L’Extrême-Orient a, en outre, souffert de l’inflation, surtout sur les produits alimentaires. Plusieurs banques nationales ont ainsi resserré leur politique, ce qui devrait ralentir la croissance. Les marchés asiatiques ont toutefois bien réagi au tremblement de terre au Japon: l’indice MSCI AC Asie hors Japon a terminé le trimestre là où il l’avait commencé.
- Actions pays émergents – Les marchés émergents n’ont pas brillé, plombés par les prises de bénéfices cumulées, les inquiétudes quant à l’inflation et les troubles politiques dans le monde arabe. De grandes différences se dessinent toutefois selon les régions. L’indice MSCI India a ainsi perdu 7%(1), alors que les actions russes ont profité de l’augmentation du prix du brut, prenant 14%. Dès la mi-février, l’indice MSCI marchés émergents s’est toutefois repris pour terminer le trimestre sur une performance de -0,03%(1).
- Actions financières – Le secteur de la finance a poursuivi sur sa lancée. La diminution des défauts de paiement de crédits de consommation, les marges confortables sur les taux nets et les bénéfices croissants ont séduit les investisseurs. La crise financière européenne a passé à l’arrière-plan grâce à plusieurs émissions d’emprunts des pays périphériques. Dès la mi-mars, les titres des assureurs ont pâti de la catastrophe japonaise. Ce sont toutefois les valeurs financières qui ont le plus souffert, tirées vers le bas par les institutions nippones.
- Actions pharma-santé – Les titres du secteur pharma-santé ont légèrement surpassé le MSCI World, aidés par leurs propriétés défensives. Mais l’augmentation du prix des composants, la pression croissante sur les coûts et les patentes arrivant à échéance en 2011 inquiètent toujours les investisseurs. La concurrence et la pression sur les coûts devraient ainsi augmenter, au bénéfice des fabricants de médicaments génériques. Relativement sous-évalué aujourd’hui, le secteur pharma reste prometteur, à condition de miser sur les bonnes sociétés.
- Actions matières premières – Chaque secteur a évolué différemment sur fond de hausse des prix. Les titres alimentaires ont profité de la raréfaction de l’offre, et l’or de l’insécurité sur les titres financiers. Les troubles agitant les pays producteurs de pétrole et les réflexions sur l’avenir énergétique après Fukushima ont dopé le prix du brut. Ce contexte haussier va obliger les banques nationales à revoir leur politique. En Grande-Bretagne, l’inflation a ainsi grimpé à un niveau critique de 4,4%. Et, en Europe, elle s’est hissée à 2,4%, franchissant le seuil symbolique de 2%.
- Fonds immobiliers – Après un quatrième trimestre 2010 légèrement négatif (-0,3%), les fonds immobiliers suisses ont retrouvé le chemin de la croissance. L’indice du secteur SXI® a ainsi progressé de 3% au premier trimestre 2011. Le tsunami au Japon a brièvement pesé sur la courbe, mais le marché s’est vite repris. Avec cette performance, il dépasse ainsi clairement le reste de la Bourse suisse. Le SMI accuse en effet une perte de 1,2% pour la même période.
(1)Performamce calculée pour un investissement en fr.
Pour télécharger le tableau comparatif, se référer à l'encadré au-dessous de la photo.
Voir les résultats
Lire l'article

