
Cartes de crédit: un code remplace la signature
A l’ère du tout numérique, il faut encore très souvent valider avec sa signature le paiement des achats faits avec une carte de crédit. Ce système est toutefois appelé à disparaître au profit d’une authentification via un code NIP (pour numéro d’identification personnel).
Depuis quelques semaines, UBS remplace, à cet effet, les cartes de crédit arrivées à échéance par des sésames nécessitant la saisie d’un code. Quelque 1,15 million de cartes seront ainsi introduites.D’autres émetteurs lui ont enboîté le pas: Bonus Card (hormis pour la carte Visa des CFF, disposant déjà d’un tel code), qui a commencé au mois de janvier, PostFinance qui s’y est mis en mars et Cornèrcard (dès juin). De son côté, Swisscard (Credit Suisse ou Coop) a déjà introduit le nouveau système. En revanche, Viseca (banques cantonales, Raiffeisen, Migros) n’envisage «pas, pour l’instant, de passer exclusivement à des cartes demandant le code NIP uniquement».
Réputé plus sûr et plus rapide que la signature, le code NIP est pourtant un combat d’arrière-garde pour les utilisateurs des cartes de débit (Maestro), astreints depuis longtemps déjà à un tel système. Selon UBS, ce n’est pas une question de technologie, mais d’équipement: il a fallu attendre qu’une grande majorité de commerçants, y compris européens, disposent d’un terminal pouvant lire les cartes de crédit dotées d’un NIP. Et, dans le cas où le commerce ne serait pas doté d’un tel appareil, il sera toujours possible d’apposer sa griffe sur le justificatif.

