Cette fois, serait-ce la bonne? Ou, plutôt, la mauvaise nouvelle: les taux hypothécaires sont à la hausse. Normal.
- Jamais ils n’étaient descendus si bas (moyenne inférieure à 2% pour un emprunt de 5 ans en septembre dernier).
- La Banque centrale européenne (BCE) vient d’augmenter de 0,25% son principal taux directeur, bloqué à un plancher historique de 1% depuis mai 2009.
- La Banque nationale suisse (BNS) devrait logiquement lui emboîter le pas, d’autant que le pays souffre d’un franc extrêmement fort.
- Ce ne sont pas les banques, les assurances ou les caisses de pension qui vont s’en plaindre, elles qui n’arrivent plus à trouver des obligations suffisamment rémunératrices pour compenser des hypothèques accordées à trop bon prix.
Bref, souvent annoncée, jamais concrétisée, la hausse est amorcée, sans qu’on puisse réellement mesurer l’ampleur qu’elle prendra.
C’est donc le moment de se rappeler la règle de prudence qui veut que l’on calcule le budget d’une maison en retenant le taux hypothécaire historique de 4,5%, voire 5%. Tout le contraire de ce que proposent certaines banques aujourd’hui (lire page 13). Pourtant, un propriétaire averti en vaut deux…