
Comment les CFF vont trouver des milliards en restant au lit
L’annonce d’une hausse des tarifs pour renflouer les CFF a suscité de vives réactions. Les pendulaires ne seront pas les seuls à trinquer.
Les CFF ont des dettes de plusieurs milliards de francs et doivent investir dans du nouveau matériel roulant, sans compter la création d’un nouveau fonds d’infrastructure. Toute la question est, désormais, de savoir qui va financer tout ça.
Pour le Conseil fédéral, il faudrait renchérir les billets de 10%. De son côté, le chef des CFF plaide pour une hausse annuelle des tarifs de 3%. D’autres augmentations ciblées sont à l’étude: par exemple, faire payer 20% de plus selon la vitesse et le confort du convoi.
Pour l’Union des Transports publics (UTP), la Confédération devrait également passer à la caisse, en renonçant par exemple à ponctionner le fonds pour le financement des transports publics (FTP), qui lui rapporte bon an, mal an, entre 150 et 200 millions de francs. L’UTP propose également d’augmenter momentanément la TVA pour augmenter les recettes, la bonne desserte ferroviaire participant finalement à la bonne santé économique du pays.
De son côté, l’économie privée est invitée à se montrer plus souples dans ses horaires pour diminuer la pression sur le rail aux heures de pointe. Les CFF montrent l’exemple: leur personnel est invité à ne plus commencer ses séances entre 8h30 et 9h, mais seulement après 11h.
Source: Tages Anzeiger

