
Viseca fait payer le papier
La gratuité du recouvrement direct (ou LSV) chez Viseca, c’est fini. L’émetteur de cartes de crédit va en effet facturer, dès le mois d’avril, une taxe de 1.50 fr. pour chaque envoi de décompte papier aux détenteurs de cartes qui ont opté pour le LSV, lequel permet à un créancier de déduire automatiquement sa note du compte bancaire de son débiteur (lire «La dictature du débit direct», TCF 1/2009). En tout, plus de la moitié des 1,1 million de clients de Viseca (répartis dans les banques cantonales, Coop, Migros et Raiffeisen) sont concernés par ce changement. Les autres détenteurs réglant leur note par acomptes continueront à recevoir leur facture sans supplément, mais avec des intérêts en cas de retard (14,93% par an), sans compter d’éventuels frais de rappel (20 fr.).
Interpellé, Viseca nie que son objectif est de faire des économies et assure au contraire que son but est de sensibiliser ses clients à l’impact écologique de leur décompte imprimé: moins de papier sera utilisé s’ils consultent leur relevé via son système en ligne MyAccount, gratuit, lui.
Cet argument écologique laisse de marbre la plupart des autres émetteurs que sont Bonus Card (Jelmoli ou CFF), Cornèr Banque, PostFinance, Swisscard (Credit Suisse ou Swiss) et UBS: ils n’envisagent pas de prélever une taxe semblable. Mais GE Money Bank (Cumulus MasterCard de Migros) précise y songer «à long terme».
NZ

