
Financement collectif: après la musique, le journalisme
Des plateformes américaines et françaises permettent aux internautes de financer des reportages photo.
Le but du site américain emphas.is, lancé le 7 mars? Financer des reportages journalistiques, exclusivement photographiques. Appelé crowfunding en anglais, ce phénomène, financement participatif, est pour l’heure surtout connu afin de lever des fonds pour des projets musicaux ou cinématographiques. «Les médias traditionnels ne permettant plus aux photojournalistes d'enquêter vraiment longtemps sur un sujet, il faut trouver une alternative», explique Tina Ahrens, à l’origine d’emphas.is.
En France, le financement participatif fait des émules. Le site jaimelinfo.fr sera lancé à la mi-mars. Il est toutefois quelque peu différent, car il mettra en avant des sites ou des blogs d’informations et non des journalistes, selon Laurent Mauriac, co-fondateur du site d’information Rue89.
Mise en route en octobre 2010, la plateforme française glifpix.fr s’inspire directement de spot.us, qui finance des reportages. Tous deux publient les synopsis de reportages que les internautes peuvent ensuite financer. Toutefois, seul spot.us est une réussite, glifpix ne parvient à financer que un projet sur douze. Les onze restant ne récoltent que 50 euros en moyenne.
Source: Le Monde

