
La demande en actifs conformes à la charia augmente
Les actions «halal» séduisent toujours plus les investisseurs islamiques. Elles devraient peser 3000 milliards de dollars d’ici à 2016.
Créée en réponse à la demande de la population musulmane, la finance islamique se développe rapidement. Les gouvernements des états musulmans traditionnels y ont d’abord été très réticents, craignant de pénaliser le développement économique de leurs pays s’ils entravaient les investisseurs.
Ces craintes se sont révélées infondées, les actifs conformes à la charia ayant bien résisté à la crise financière. Ils avoisinent aujourd’hui 1000 milliards de dollars (926 milliards de francs) et devraient tripler dans les cinq prochaines années pour atteindre 3000 milliards de dollars (2777 milliards de francs) en 2016. Le Dow Jones Islamic Market Index a même récemment battu l’indice MSCI World Index.
Au cours des dernières décennies, quelques concepts ont été définis par des experts financiers travaillant avec des spécialistes renommés de l’islam: l’absence d’intérêt (que la charia assimile à l’usure), l’absence de spéculation et de transactions apparentées au jeu (l’islam partant du principe que tout commerce doit profiter à la communauté) et enfin, l’absence d’activités immorales. Les actifs «halal» n’investissent donc pas dans des sociétés liées à la pornographie, l’alcool, le tabac, le porc ou la production d’armes.
Source: Credit Suisse, Newsletter

