Restez un consommateur averti et profitez de nos avantages abonnés
Pourquoi pas
Non merci
Panier
x
Le panier est vide

Warning: count(): Parameter must be an array or an object that implements Countable in /home/bonasavo/bonasavoir.ch/include/article_detail.inc.php on line 20

Planter en automne portera ses fruits

Le développement d’un arbre fruitier et l’abondance de la récolte dépendent en grande partie de la réussite de sa plantation.

«A la Sainte-Catherine, tout bois prend racine», dit l’adage. Contrairement à une idée reçue, l’automne est en effet une période idéale pour planter des arbres fruitiers, car la terre, à la fois chaude et humide, enrobe et protège mieux les racines. Les conseils de Nicolas Knoepfel, arboriste-grimpeur à Orbe, pour bien réussir sa plantation.

Choisir une variété

Privilégier les espèces indigènes: elles sont en effet mieux adaptées à notre climat et, par conséquent, moins sensibles aux maladies et autres parasites. Les pommiers, les poiriers, les cerisiers et les pruniers conviennent particulièrement bien au climat helvétique. Chaque espèce possédant une multitude de variétés, on la choisira en fonction de sa consommation personnelle: fruit à manger immédiatement, fruit de garde, à cuisiner, etc.

L’espèce et la variété seront en outre soigneusement choisies en fonction de l’orientation de son jardin, mais aussi de sa dimension. Un arbre fruitier à haute tige (tronc de 1,80 à 2 m), par exemple, a besoin d’une surface de 70 à 80 m2 pour se développer!

Attention: de nombreux arbres fruitiers (dont des pommiers, poiriers, cerisiers, pruniers, etc.) sont autostériles. Pour espérer récolter des fruits, il faudra donc planter au moins deux variétés de la même espèce. Dans les zones de villas, toutefois, il est souvent possible de n’en planter qu’un seul, ceux du voisinage assurant la pollinisation.

L’emplacement

Les arbres fruitiers préfèrent les zones ensoleillées et abritées des vents, mais ils tolèrent également la mi-ombre. A l’exception toutefois des abricotiers et des pêchers qui doivent être exposés plein sud et à l’abri des vents froids. Et, gare au brouillard persistant, il perturbe la fécondation des fleurs.

Pour se développer, les arbres ont besoin d’espace. Aussi veillera-t-on à ce que l’écartement soit suffisant entre chaque plantation. Compter 12 m pour les noyers et les cerisiers, 10 m pour les pommiers, 8 m pour les poiriers, 5 à 6 m pour les pruniers et 5 m pour les cognassiers.

Réussir la plantation

La première étape consistera à creuser un trou de 60 cm dans tous les sens. Il est conseillé de faire deux tas avec la terre excavée: l’un avec le substrat de surface, l’autre avec celui de profondeur.

  • Enrichir ensuite le trou avec du compost mûr ou du fumier composté mélangé à de la terre, en quantité d’autant plus importantes que le sol est pauvre. Recouvrir d’un peu de substrat de surface et laisser reposer le tout trois à quatre semaines: la croissance de l’arbre et les récoltes futures n’en seront que meilleures.
  • Le moment venu, planter un tuteur dans le trou à l’opposé du vent dominant. Installer l’arbre, préalablement arrosé, au centre en veillant à ce que le point de greffe se situe à environ 8 à 10 cm du sol. Couper les parties blessées des racines et les étaler ensuite soigneusement de manière qu’elles ne touchent pas les bords du trou. Attention: veiller à bien respecter la profondeur de plantation, sous peine de provoquer la mort de l’arbre. En effet, plantées trop profondément, les racines vont pourrir. A l’inverse, si elles ne le sont pas assez, elles se dessécheront. En cas de doute, on demandera au pépiniériste de marquer la partie du tronc (collet) qui devra se situer au niveau de la terre.
  • Remblayer et former une cuvette avec le surplus de terre restant pour faciliter les arrosages ultérieurs.
  • Arroser copieusement, même s’il pleut, pour lier la terre avec le sol existant et envelopper les racines de terre. Epandre un peu de fumier ou de compost sur la zone de plantation.
  • Attacher enfin l’arbre au tuteur, à hauteur du milieu du tronc, avec un lien souple. Pour ne pas abîmer le tronc lors de sa croissance, vérifier régulièrement que le lien n’étrangle pas l’arbre.
  • Les premiers temps suivant la plantation, arroser en cas de pluie insuffisante. Laisser ensuite l’arbre développer son système racinaire pour qu’il ne devienne pas dépendant des arrosages.

Il ne restera enfin plus qu’à patienter deux à trois ans pour obtenir une fructification intéressante. Bon appétit…

Chantal Guyon