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10 actions suisses: les 10 meilleures actions suisses avec dividende

Investir dans les actions à fort rendement peut être rentable à long terme. à condition de garder un œil sur la Bourse.

Tout investisseur mise sur une hausse du cours boursier. Mais il est des choix plus judicieux que d’autres, particulièrement dans les périodes de grands troubles. Ainsi, lors de ces dix dernières années (2000 à 2009), les actions suisses avec dividende se sont avérées nettement plus rentables que les actions émises par les meilleures sociétés helvétiques (les fameuses blue chips), pourtant réputées pour leur fiabilité. Le graphique ci-contre, qui compare, sur dix ans, les 30 meilleures actions helvétiques (courbe bleue) avec les 20 titres suisses rapportant le dividende le plus élevé (courbe rouge), le montre clairement.

Dividende conditionnel

Pour bien comprendre la différence entre ces deux types de produits, il faut rappeler quelques bases: l’actionnaire d’une entreprise détient un titre de propriété pour lequel, en principe, il n’a droit à aucun paiement régulier. Pourtant, de nombreuses entreprises accordent aux personnes qui investissent dans leur société le versement d’une certaine somme d’argent, appelée dividende. Lorsque ces sociétés réalisent un bénéfice, leur conseil d’administration peut, en effet, soit le réinvestir dans l’entreprise, soit en distribuer une partie aux actionnaires sous forme d’un revenu en espèces.

Le versement n’est donc pas automatique, mais relève d’une décision de l’assemblée générale des actionnaires, qui se prononce sur le montant proposé par la direction. Contrairement à la plus-value (c’est-à-dire la différence positive entre le prix d’achat d’une action et son prix de vente), ce paiement, versé en général une fois par an, est considéré comme un revenu, et donc imposé en tant que tel.

Non sans risque

Les dividendes ne rapportent certes pas gros (entre 2 et 4% ces dix dernières années), mais leur rendement s’ajoute à une éventuelle plus-value de l’action elle-même. Cette dernière est toutefois moins importante que celle d’une action sans rémunération, puisque, en tout ou en partie, les bénéfices ont été distribués plutôt que réinvestis. Ce type de produit est donc attractif dans les bonnes années boursières.

Le diagnostic est plus ambigu dans les périodes difficiles. Les sociétés qui ne distribuent pas de dividende sont, en effet, ou en forte croissance (elles ont besoin de leur trésorerie pour se développer) ou en situation délicate. C’était, par exemple, le cas de UBS qui, en 2008, a dû provisionner à la suite de la dépréciation causée par la crise des subprimes américaines et n’a donc payé aucun dividende à ses actionnaires.

Voilà pourquoi Rolf Biland, expert chez VZ VermögensZentrum, conseille une stratégie d’investissement sur le long terme, et de ne surtout pas miser toute sa fortune dans une telle stratégie. En revanche, comme le taux de rendement sur les dividendes dépend fortement des cycles boursiers, il recommande de ne pas fixer à l’avance la durée du placement: il faut en effet pouvoir modifier sa stratégie à tout moment, comme l’illustre le cas UBS.

Si un tel investissement vous intéresse, Rolf Biland a sélectionné pour Tout Compte Fait les meilleures actions suisses avec dividende de ces dix dernières années (voir tableau). En tête de classement, on trouve la Société Générale de Surveillance (SGS), le producteur de chocolat Barry Callebaut et le technicien sanitaire Geberit.

Werner Grundlehner/CPI



Pour télécharger le tableau comparatif, se référer à l'encadré au-dessous de la photo.

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