
La facture électronique
La bonne vieille facture papier a-t-elle vécu? Pas tout à fait, mais force est de constater que, en Suisse, le recours à la facture électronique – ou e-facture – est en constante augmentation. A Swisscom, dont le service de facturation imprime quelque 73 millions de feuilles par année, plus de 8% des clients ont opté pour la version dématérialisée de leurs paiements. C’est deux fois plus qu’il y a deux ans, et la tendance ne faiblit pas.
Il faut dire que les avantages de l’e-facture sont nombreux, tant pour les entreprises émettrices que pour l’utilisateur final.
Au-delà de l’amélioration de son impact écologique, ce dernier échappe à toute saisie fasti dieuse. Une fois les e-factures affichées dans l’e-banking, il suffit en effet d’indiquer le compte à débiter et la date de débit, avant de confirmer le versement.
Et, en gardant la possibilité de rejeter une facture ou d’en modifier le montant, le payeur reste maître de l’opération: l’e-facture ne doit ainsi pas être confondue avec l’autorisation de débit direct (LSV). De leur côté, les entreprises émettrices accélèrent la chaîne envoi-réception-paiement et diminuent leurs frais administratifs: des économies qu’on souhaiterait voir plus largement reportées sur la clientèle!
Au nombre des inconvénients figure l’obligation de disposer d’un compte e-banking. De plus, toutes les entreprises ne proposent pas encore l’accès à la facturation électronique: en Suisse, elles sont actuellement au nombre de 160, recensées sur le site www.e-facture.ch
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