
J’annule mon mariage dans un kiosque
Deux cents invités triés sur le volet, la salle de banquet et le traiteur réservés, une robe réalisée sur mesure et le Prince charmant dont vous avez toujours rêvé: la cérémonie s’annonce sous les meilleurs auspices.
Oui mais voilà, le jour J, vous trébuchez dans les escaliers, vous vous brisez les deux jambes et le mariage de vos rêves doit être purement et simplement annulé!
Pour belle maman, la pilule risque d’être d’autant plus difficile à avaler qu’elle a mis la main au porte-monnaie pour financer le plus beau jour de votre vie.
Mais, en femme avisée, belle-maman a paré à toutes les éventualités: la veille de la cérémonie, elle s’est rendue dans un kiosque et, a contracté… une assurance annulation de mariage! Entre les paquets de chewing-gums, les cigarettes et les bonbons! Décidément, la Suisse ne faillit pas à sa réputation de nation parmi les plus assurées au monde.
On doit cette trouvaille inédite à la Zurich assurance. Proposée depuis peu en Suisse alémanique, l’offre pourrait bien arriver dans les kiosques romands d’ici à fin de l’année. Mais, une telle assurance est-elle vraiment indispensable? Rien n’est moins sûr. Selon les organisateurs de mariage, les annulations de demeurent en effet exceptionnelles.
Ce qui est certain, en revanche, c’est que la compagnie a flairé le bon filon. Pour la «modique» somme de 69 francs, l’assureur s’engage en effet à couvrir les frais jusqu’à hauteur de 20 000 fr. Avec 40 000 épousailles annuelles, ce marché pourrait donc théoriquement lui rapporter jusqu’à 2 760 000 fr. chaque année. Voire le double, sachant que le coût moyen d’un mariage est estimé à 30 000 fr. et, qu’il faudra par conséquent conclure un deuxième contrat.
Mais attention, l’assureur n’interviendra qu’en cas de décès, de maladie, d’accident ou d’incapacité à se rendre sur le lieu du mariage. Si l’un des futurs époux venait à changer d’avis, l’autre n’aura alors plus que ses yeux pour pleurer et… belle maman à rembourser!
Chantal Guyon

