
Le mobilier qui cartonne
Robuste, malléable, écologique et gratuit, le carton se prête parfaitement à la création de meubles. Démonstration.
Table, chevet, commode, étagère, coffre à jouets ou même fauteuil: tous ces meubles peuvent être réalisés… en carton! Contrairement aux idées reçues, ce matériau de récupération se révèle robuste, durable et lavable. Facile à travailler, il permet surtout d’adopter des formes originales et ludiques, en laissant libre cours à son imagination.
Nous pouvons d’ailleurs en témoigner: la fabrication de meubles en carton est à la portée du plus manche des bricoleurs! Pour sa première œuvre, le débutant privilégiera toutefois un modèle existant, dont il trouvera les mesures et les indications techniques sur internet ou dans de nombreux ouvrages spécialisés*.
Le matériel
La matière première peut s’acheter par plaques auprès de sociétés de cartonnage. Mais les cartons d’emballage de grande taille se récupèrent très facilement – et gratuitement – auprès des magasins d’électroménager ou de literie. Il s’agit en général de carton ondulé à double cannelure (de 6 à 7 mm d’épaisseur) qui convient parfaitement à la fabrication de mobilier.
La liste de l’outillage requis n’est pas très longue: une règle en métal, un cutter pour les découpes (avantageusement complété par une scie sauteuse), un pistolet à colle pour assembler les éléments, du papier kraft gommé pour recouvrir les arêtes, une éponge pour le mouiller et du vitrificateur de parquet aquaréthane pour solidifier le meuble (1).
La structure
L’ossature est d’abord réalisée en assemblant trois plaques découpées selon le dessin du meuble (la façade frontale, la façade intermédiaire et le fond) (2) au moyen de traverses munies d’encoches (3). Tant cette structure que ses espaces intérieurs sont ensuite recouverts par du carton rigide pour les surfaces planes, ou préalablement assoupli pour les parties courbes. Stratégiquement placées et suffisamment nombreuses, les traverses (4) assurent la solidité du futur meuble entièrement collé au pistolet (5).
L’habillage
Les techniques de finition sont nombreuses. Du papier de soie, du papier journal, des pages de livres ou des partitions peuvent en effet être utilisés pour recouvrir le meuble et masquer ainsi le papier kraft gommé. Appliqués à la colle à papier peint, ils peuvent être recouverts de peinture acrylique après séchage. En guise de vernis, deux à trois couches successives de vitrificateur à parquet rendent le meuble imperméable. Et prêt à l’emploi! (6)
Frank-Olivier Baechler
BONUS WEB: exemples de sites et publications

