
Rares mais avantageux, les livres virtuels
Le lecteur électronique, ou e-book pour les anglophiles, gagne du terrain. Deux modèles se disputent le marché suisse: le Sony Reader (entre 270 fr. et 399 fr. selon le modèle) lit plusieurs formats, dont les documents PDF et Word. Son monopole est contesté depuis peu par le leader américain Kindle d’Amazon (330 fr.), fraîchement débarqué.
Pour le Kindle, on se fournira exclusivement sur www.amazon.com. Equipé d’un émetteur récepteur GSM, le lecteur reçoit l’ouvrage sitôt le paiement enregistré. La plus grande part du catalogue est toutefois en anglais, à part une fleur faite aux francophones, à prix prohibitif toutefois: 27.99 dollars (28.80 fr.) par mois pour la version électronique du journal Le Monde!
De leur côté, les lecteurs du Sony Reader feront leurs emplettes dans une des rares librairies francophones en ligne (www.fnac.com). Le livre sera stocké sur l’ordinateur pour être ensuite transféré sur le lecteur. En Suisse, les livres électroniques sont nettement plus avantageux que la version papier. A titre indicatif, compter 16.50 € (24.10 fr. au lieu de 37.10 fr. en librairie) pour le Prix Goncourt de Marie Ndiaye et 13.50 € (19.60 fr. au lieu de 30.80 fr.) pour «Le Voyage d’hiver» d’Amélie Nothomb. Pour les classiques, on s’approvisionnera sur un site libre de droits (www.ebooksgratuits.com).
Quant aux bibliothèques publiques, elles sont encore fidèles au papier. D’abord, parce que l’offre électronique peine à suivre, mais aussi parce qu’il est encore impossible de télécharger plusieurs fois simultanément le même ouvrage. Ce qui enlève le principal attrait du produit.
Claire Houriet Rime

