Restez un consommateur averti et profitez de nos avantages abonnés
Pourquoi pas
Non merci
Panier
x
Le panier est vide

Warning: count(): Parameter must be an array or an object that implements Countable in /home/bonasavo/bonasavoir.ch/include/article_detail.inc.php on line 20

Choisir le bon terrain

Vous pensez avoir trouvé le terrain idéal pour construire votre future maison? Avant de foncer tête baissée, posez-vous les bonnes questions.

Dix questions à se poser avant de fixer son choix sur le terrain de sa future maison.

  1. La maison peut-elle être construite sur ce terrain?
    Limitation du nombre d’étages, plan d’alignement, distances aux limites etc.: les normes et autres restrictions administratives peuvent influer grandement sur la future architecture de votre maison. Pour éviter toute déconvenue, demandez à l’administration communale son règlement de construction ainsi que son plan d’affectation pour la zone en question.
  2. Le terrain est-il déjà équipé?
    Vous économiserez plusieurs dizaines de milliers de francs si tous les raccordements – eaux, électricité, gaz, téléréseau, téléphone – se trouvent déjà en bordure du terrain. Attention toutefois: l’équipement peut grandement varier d’une commune à l’autre.
  3. La zone est-elle à risques?
    La parcelle de vos rêves est peut-être située dans une zone de glissement de terrain, d’avalanche ou d’inondation. Légalement, les cantons sont tenus d’établir une cartographie des dangers. Malheureusement, tous ne sont pas à jour.
    Pensez également à vous enquérir de la nature du sol auprès de votre commune ou du voisinage ou encore en demandant l’avis d’un géologue: de nombreuses malfaçons dans les maisons sont en effet dues à la qualité du sol. Un petit coup d’œil aux noms des rues alentour fournira aussi de précieuses informations: une rue des Sources, par exemple, ne laisse rien présager de bon quant à l’humidité du sol…
  4. Quels sont les projets de construction futurs?
    La construction d’une autoroute ou le développement d’une zone commerciale peuvent générer de terribles nuisances et déprécier votre future maison! Demandez à la commune quels sont les projets de construction et les affectations futures des terrains avoisinants.
  5. Quel mode de vie envisagez-vous?
    Les commerces se trouvent-ils à proximité? Et l’école, les transports publics ou la pharmacie? Projetez-vous dans l’avenir et déterminez avec précision vos besoins, car votre nouvelle situation géographique influera, d’une manière ou d’une autre, sur votre quotidien. Vivre en pleine nature, c’est certes reposant, mais faire 40 km pour rejoindre son lieu de travail, ça finit par peser sur le moral…
  6. Vous êtes-vous rendu sur les lieux à des périodes différentes?
    Soyez attentif à l’ensoleillement au fil des saisons, à la vue ainsi qu’aux nuisances éventuelles. En fonction de la direction du vent, le bruit de la circulation ou les odeurs nauséabondes de la porcherie située à quelques kilomètres de là vous parviendront avec plus ou moins d’intensité!
  7. Le prix n’est-il pas surévalué?
    Un notaire ou un agent immobilier de la région, de même que l’administration communale, pourront vous renseigner sur la situation du marché ainsi que sur le niveau de prix pratiqué.
  8. Avez-vous tenu compte des frais liés à la vente?
    Outre le prix du terrain, vous devrez encore vous acquitter de tous les frais d’acquisition, soit les honoraires du notaire, les droits de mutation et les frais d’inscription au Registre foncier. Ne les sous-estimez pas: ils représentent au total entre 4% et 5% du prix de vente.
  9. Et des servitudes?
    Les servitudes – droits de passage, de stationnement, de pâturage, usufruit, etc. –, si servitudes il y a, sont inscrites au Registre foncier. Parfois très contraignantes, elles peuvent provoquer de grosses querelles de voisinage. Consultez impérativement le Registre foncier, car nul acheteur n’est censé ignorer les inscriptions qui y sont portées.
  10. Le contrat de vente est-il assorti d’une clause d’architecte ou d’entrepreneur?
    Si le terrain appartient à un architecte ou à un entrepreneur, vérifiez que le contrat de vente ne contient pas de clause d’architecte ou d’entrepreneur, ce qui vous obligerait, dans ce cas, à construire avec ledit architecte ou l’entrepreneur.

Chantal Guyon