
Les vaches, les banques et le pécule
«En Suisse, on est plus doué pour savoir combien il y a de vaches que pour connaître le montant des fonds détenus par les banques.» C’est en substance ce que disait, avec une bonne dose d’ironie teintée de résignation, un prof d’histoire économique à l’université. Des années plus tard, cette phrase est toujours pertinente: il n’est guère facile d’obtenir des données officielles chiffrées!
Un exemple: je me suis souvent demandé quelle est, en moyenne, la part obligatoire et celle surobligatoire de l’épargne vieillesse du 2e pilier, donc la portion minimale garantie par la loi (avec un rendement de 2% en 2009) et celle flanquée d’un intérêt accordé à bien plaire par la caisse de pension. Réponse: ce chiffre, pourtant digne d’intérêt, n’existe pas!
Heureusement, une employée de l’administration fédérale a bien voulu le calculer officieusement. Réponse (bis): 58% de l’avoir du 2e pilier est en surobligatoire. Et moi qui imaginais exactement le contraire! D’où l’importance d’obtenir des données chiffrées: je sais aujourd’hui que le minimum légal est largement insuffisant et qu’il doit donc être relevé…
Nicolas Zeitoun

