
Accoucher avec assurance
L’assurance maladie de base ne rembourse pas tous les frais liés à la maternité. Quand aux complémentaires, elles ont aussi leurs limites.
Pour une jeune femme en forme, la grossesse est souvent le premier contact avec les subtilités des assurances maladie. Et disons-le d’emblée, l’exercice est rude! Tour d’horizon.
Pas de franchise, ni de quote-part
Lors d’une maladie standard, le patient prend en charge la franchise annuelle (au minimum 300 fr., mais jusqu’à 2500 fr.) et une participation de 10% aux soins ambulatoires (consultations et médicaments). Dans le cas d’une grossesse, les soins de base de la future mère (voir liste ci-contre) sont intégralement remboursés par la caisse, sans déduction aucune.
En revanche, pour toutes les prestations prescrites par le médecin, mais qui ne figurent pas sur cette liste (médicaments, contrôles supplémentaires, etc.), la jeune femme devra payer franchise et quote-part. Idem pour toute hospitalisation avant le terme, même si elle vise à éviter une naissance prématurée!
A la carte
Toutes les autres prestations sont entièrement à charge de la parturiente, à moins qu’elle n’ait contracté une assurance complémentaire (ambulatoire, demi-privé, privé). Chaque caisse élabore – dans le cadre de ce qu’on appelle les «petites complémentaires» – un catalogue de prestations spécifiques à chaque police (gymnastique, aide familiale, prime à l’allaitement, etc.). Il faut donc lire attentivement les conditions générales de son contrat avant de demander un remboursement.
Attention: pour avoir droit à ces prestations, toutes les caisses ont fixé un délai de carence, généralement d’un an, entre le début de l’assurance et celui de la grossesse. Il est donc inutile de contracter une assurance complémentaire, une fois enceinte, pour se voir rembourser ces prestations…
Quant aux assurances d’hospitalisation en privé ou en demi-privé, elles n’incluent pas toutes le «risque» grossesse, la différence de prix résultant de calculs actuariels. Les assurances Flex (lire TCF 09/2009) excluent généralement la couverture maternité. Certaines caisses acceptent toutefois, moyennant un surcoût d’environ 10%, d’inclure l’accouchement dans ces prestations.
Bébé à bord
L’assurance de base de la mère doit, légalement, assumer les soins au bébé. Mais, en cas de complications, les frais de guérison seront remboursés par celle de l’enfant, avec participation des parents (franchise et quote-part).
La plupart des caisses offrent aux parturientes hospitalisées en demi-privé ou en privé le séjour du nouveau-né, indépendamment de la caisse du nourrisson. Ce n’est toutefois pas le cas du Groupe Mutuel, qui ne paie pas ces frais si l’enfant est assuré ailleurs.
Dernière précaution: les assurances complémentaires du bébé doivent être contractées avant sa naissance, ce qui évite de remplir un questionnaire de santé. En cas de handicap, aucune caisse n’acceptera en effet de l’assurer sans réserve.
Claire Houriet Rime


