
Pour qui, le sucre?
Les bricoleurs du dimanche qui achètent un robinet ou une lucarne de toit paient le prix catalogue. S’ils font poser le même objet par un professionnel, il leur semble normal de payer ce tarif, auquel s’ajoute le prix de la pose.
A tort! Car de telles factures sont, la plupart du temps, gonflées. Les artisans paient en effet rarement le prix catalogue d’un produit, mais se voient accorder un rabais. En facturant le plein tarif, ils se mettent donc un sucre dans la poche.
Ces ristournes varient selon les branches et le chiffre d’affaires du maître d’œuvre. Mais, alors qu’elles devraient dynamiser l’immobilier en favorisant la concurrence, elles disparaissent trop souvent dans les poches des professionnels. Le tarif catalogue apparaît comme une référence absolue, et bonjour le cartel!
A l’échelle d’un bâtiment de 500 000 fr, des rabais de 10% cumulés représentent une différence de 50 000 fr. Mais l’opacité est telle qu’il est impossible, pour le client, de connaître le véritable coût d’un robinet! A l’aide, Monsieur Prix, l’écoulement est bouché!
Claire Houriet Rime


