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Petit crédit? Gros soucis!

«Acheter aujourd’hui, payer demain.» Le petit crédit n’est pas toujours la meilleure solution. Facile à obtenir, plus difficile à gérer, il coûte de toute façon très cher.

Idéalement, il vaudrait toujours mieux épargner avant de dépenser. Dans la pratique, toutefois, de nombreuses personnes recourent au crédit à la consommation. A la fin de 2008, 476 790 «petits crédits» étaient encore en cours en Suisse, pour un volume d’affaires total de 7,93 milliards de francs.

Attention danger!

Avec les frais fixes, tels que les impôts, le loyer ou les assurances, un petit crédit peut pourtant rapidement grever le budget. Il faudra en effet non seulement continuer à rembourser la somme pendant de longs mois, voire des années, mais également payer le prix de cet argent. Sans compter qu’une situation financière saine peut se détériorer en cas de chômage, de maladie, d’accident ou de divorce, et tout devient subitement plus compliqué. Le coût total du crédit, généralement très élevé, peut alors conduire au surendettement: les rentrées d’argent ne suffisent plus à rembourser les dettes.

Aussi, mieux vaut éviter ce mode de financement – en particulier pour éponger d’autres dettes – et étudier en priorité d’autres possibilités comme, par exemple, emprunter de l’argent à sa famille ou à ses amis ou encore remettre son achat à plus tard.

Comparer avant de signer

Si, malgré tout, vous envisagez de contracter un petit crédit, examinez soigneusement les offres proposées par les différents prêteurs. Le chiffre essentiel à prendre en compte n’est, en effet, pas la mensualité à rembourser, mais bien le coût global du crédit. Légalement limité à 15%, le taux d’intérêt annuel effectif d’un prêt oscille aujourd’hui entre 8% et 14,5%. Le comparatif ci-contre (voir tableau), fondé sur un scénario idéal établi par TCF, révèle que, pour un emprunt de 20 000 fr., les intérêts à payer varient de 1648 fr. à 2558 fr. Soit une différence de 910 fr.! Ces chiffres fournis par onze prêteurs de Suisse romande, risquent encore de varier en fonction de plusieurs critères.

  • Le montant du prêt: il varie, selon le prêteur, entre un minimum de 500 fr. à 1000 fr. et un maximum de 40 000 fr. à 100 000 fr. Attention: la loi fédérale sur les crédits à la consommation réglemente les crédits d’un montant compris entre 500 fr. et 80 000 fr. Au-delà, tout est donc possible…
  • La durée du prêt: selon l’établissement, elle s’étale sur une période minimum de 1 à 18 mois et une période maximale de 48 à 60 mois.
  • La solvabilité du client: tous les prêteurs sont tenus de la vérifier. Ils vont donc demander un certain nombre de renseignements: salaire, loyer, montant des impôts et des autres dettes, leasings ou poursuites, etc., et augmenter parfois le taux d’intérêt pour les personnes qui présentent un risque. Pour estimer la solvabilité, les prêteurs doivent tabler sur un remboursement de 36 mois, même si une durée plus longue est prévue dans le contrat. En principe, le crédit sera refusé aux personnes peu solvables (AVS, chômeurs et travailleurs en arrêt maladie).
  • Le taux d’intérêt: un même établissement peut pratiquer différents taux d’intérêt en fonction des critères mentionnés ci-dessus. A Geneva Money Bank, par exemple, ils oscillent entre 9,95% et 14,5%, raison pour laquelle l’établissement se dit incapable de calculer les chiffres pour notre comparaison (voir tableau).

Solde de dette

Avant de s’engager, reste enfin à déterminer si les assurances solde de dette (crédit soldé en cas de décès, maladie ou accident) et perte d’emploi sont incluses (ou pas) dans le contrat. Et, à lire très attentivement les conditions, les exceptions et autres restrictions sont en effet nombreuses…

Chantal Guyon


Pour télécharger le tableau comparatif des conditions des prêteurs, se référer à l'encadré au-dessous de la photo.

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