
Le lièvre, la tortue et la souris
Les CFF ne savent plus à quelle locomotive se vouer pour séduire le pendulaire.
A partir du 1er août, les «agents d’accompagnement», (comprenez les contrôleurs) serviront repas et boissons aux clients de 1re classe sur la ligne du Gothard. Comme dans un avion!
Si le rail veut concurrencer les airs, il y a pourtant mieux à faire. Prenez le prix des billets internationaux. Il suffit de quelques clics de souris pour connaître le tarif d’un vol à destination de Nice, Rome ou Barcelone.
La procédure est nettement plus compliquée pour le rail, seules quelques liaisons vers les pays voisins livrant leur secret en ligne. Une fois le moment du voyage et la liaison choisis, il faudra patienter trois à quatre jours (!) pour connaître le coût du billet. Le site des CFF propose même de le commander… en ignorant son prix!
Rien ne sert de courir, il faut partir à point, dit la fable du lièvre et de la tortue. Le train ne sera jamais aussi rapide que l’avion. Mais, si la tortue ne prend pas à temps les virages technologiques qui s’imposent, elle ne rattrapera jamais le lièvre sur la route des vacances.
Les consommateurs voyageurs ont des besoins plus urgents à combler que de se faire servir des röstis.
Claire Houriet Rime

