Restez un consommateur averti et profitez de nos avantages abonnés
Pourquoi pas
Non merci
Panier
x
Le panier est vide

GPS et polyvalence ne riment pas

Ils ont beau avoir des fonctions permettant de calculer des itinéraires pour les cyclistes et les piétons, les GPS «classiques» ne sont performants que pour les automobilistes.

Les premiers GPS (Global Positioning System) ont été conçus pour les automobilistes et étaient le plus souvent intégrés à l’équipement du véhicule. Aujourd’hui, les modèles portables ont le vent en poupe et sont censés servir aussi bien à de longs parcours sur une autoroute qu’à une balade en ville ou à une randonnée forestière. Le verbe «censer» n’est toutefois pas fortuit, car l’usager cherchant à atteindre, que ce soit à pied ou à vélo, un restaurant précis sans savoir où il se trouve, risque bien de voir le navigateur lui indiquer la route à suivre avec une voiture, quand bien même il a été réglé pour le trajet d’un piéton, respectivement d’un cycliste…

Existe-t-il pourtant des GPS suffisamment polyvalents pour guider tout aussi bien les automobilistes, les cyclistes et les piétons? Pour le savoir, nous avons confié sept appareils, achetés entre 100 fr. et 599 fr. dans différents commerces suisses, à l’institut spécialisé IPI, à Stuttgart, en lui demandant de tester leurs capacités pour chaque catégorie d’usagers (critères du test dans l’encadré ci-contre).

Cycliste dans l’escalier!

On s’en doute: la réponse est clairement non. Certes, quatre GPS reçoivent la mention «bon» et les trois autres restent «satisfaisants». Mais, à une exception près (le Navigon 1210 a dû s’y reprendre à deux fois pour calculer un itinéraire), c’est grâce à une navigation presque sans faille pour les automobiles qu’ils obtiennent un tel résultat. En revanche, ils ont tous la mauvaise habitude de ne pas proposer les parcours les plus simples et les plus courts aux piétons et aux cyclistes, alors qu’ils sont pourvus d’une programmation spéciale à cet effet.

La situation est encore acceptable pour les cyclistes (à l’exception du Garmin Nüvi 765T, qui proposait de passer par un escalier…), mais pas du tout pour les randonneurs. Par exemple, le Garmin Nüvi 765T encore leur a proposé exactement le même parcours qu’il avait calculé pour les automobilistes! C’est d’autant plus incompréhensible que le chemin qui passait par l’escalier aurait été nettement plus favorable au piéton, même si ce n’était toujours pas le trajet le plus court… Et, surtout, jamais un modèle n’a donné le meilleur parcours urbain!

Accessoires restreints

Si l’on veut une preuve supplémentaire que ces appareils sont surtout conçus pour l’automobile, on la trouve dans l’emballage: il ne contient en effet qu’un support pour fixer le GPS au pare-brise et rien pour les vélos ou les motos. De même, si tous les modèles proposent un câble d’alimentation à brancher sur l’allume-cigare du véhicule, il est rare de pouvoir disposer d’un système externe (transformateur), pourtant indispensable pour une utilisation nomade.

Le laboratoire a enfin testé la manipulation des appareils (lisibilité, menus, son, etc.), sans trouver un seul défaut majeur, même si les notes varient de 4 à 6 en la matière.

Rolf Muntwyler/cc

BONUS WEB: test du TCS d'autres modèles


Pour télécharger le tableau comparatif des produits, se référer à l'encadré au-dessous de la photo.

Voir les résultats
Lire l'article