
Lumière indiscrète sur le travail au noir
La nouvelle loi contre le travail au noir a porté ses fruits dès sa première année d’application. En 2008, 12 615 employeurs ont profité de la procédure simplifiée pour déclarer leur femme de ménage ou leur jardinier (lire TCF 04/2008). Mais tous n’ont pas eu cette honnêteté. Près de la moitié des 9264 patrons qui ont reçu la visite d’un inspecteur l’an passé ne respectaient ainsi pas la législation sur les assurances sociales, sur les étrangers, l’impôt à la source ou encore la TVA.
La majorité de ces contrôles a été effectuée sur la base d’une dénonciation, ce qui explique le taux d’infraction élevé. Tous les cantons ne font pas preuve du même zèle pour débusquer les tricheurs. Genève consacre ainsi l’équivalent de 7,2 postes d’inspecteur à plein temps, Vaud 6,3, le Valais 4, Berne 3,3, Fribourg et Neuchâtel 3 ainsi que le Jura 1.

