
En attendant la douche
Un retard de livraison de quelque quatre semaines freine tout le chantier d’une de nos lectrices, qui n’a reçu que 3,6% de rabais en guise de dédommagement.
La salle de bain de Christine Doutrepont aurait dû être déjà terminée depuis plusieurs semaines. Or, le bac de douche a été livré bien trop tard par Gétaz Romang.
A qui la faute? Lors de la commande, le 29 janvier, notre lectrice avait précisé le caractère urgent de l’achat et obtenu le lendemain, sur place, une confirmation orale d’un vendeur. Problème: la commande n’a pas été passée. Gétaz Romang dit que, pour ce faire, l’installateur sanitaire de Mme Doutrepont aurait dû confirmer les mesures du bac de douche. L’installateur, lui, dit l’avoir fait. Bref, les versions divergent. Entre-temps, le chantier a pris du retard, et notre lectrice est privée de douche.
Rabais «misérable»
Fâchée, Christine Doutrepont écrit une première lettre à Gétaz Romang qui, dans sa réponse, consent à faire un «geste commercial»: elle lui offre un mélangeur de douche d’une valeur de 319 fr. Notre lectrice a fait le calcul: cela représente un rabais de 3,6% sur les 8882 fr. de matériel commandé. Une somme «misérable», selon elle. Nouvelle lettre, demandant cette fois un rabais de 10%, mais restée sans réponse à ce jour.
A notre tour, nous avons pris contact avec l’entreprise. Gétaz Romang nie qu’un oubli se soit produit, en plus de contester le montant sur lequel est calculé le rabais accordé (6779 fr. hors TVA, correspondant à 4,7% de remise), mais reconnaît néanmoins que le vendeur aurait dû rappeler le plombier.
Pas de solution miracle
Au niveau juridique, cette lectrice ne peut pas espérer grand-chose: le délai de livraison annoncé a été estimé en semaines et non fixé à une date précise (lire encadré). Dans son cas, cela n’aurait pas suffi, car les conditions générales de vente stipulent que le délai est «indicatif» et que son non-respect ne donne pas droit au client de casser le contrat, ni de «prétendre à un dédommagement». Christine Doutrepont devra donc payer.
Il n’empêche. Commercialement parlant, ce rabais de 3,6% ou même de 4,7% est «un peu léger», estime Nicolas Walter, de la Fédération vaudoise des entrepreneurs. «Dans la construction, on obtient semblable remise lors d’un paiement à dix jours.» Selon lui, accorder «une remise plus substantielle», par exemple 10%, serait un geste convenable.
Nicolas Zeitoun


