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Pleins feux sur les fonds les mieux classés

Les principales économies de la planète sont en récession. Mais le deuxième trimestre a plutôt bien démarré.

Dans un contexte mondial déprimé, tous les secteurs ont pâti de la décrue des exportations. Les investisseurs se sont donc rués sur l’or, qui a tutoyé 1000 dollars l’once, tandis que le pétrole a repris de la hauteur. Cette remontée témoigne du bon comportement des matières premières au début de l’année.

Tout Compte Fait vous propose trimestriellement les cinq meilleurs fonds de placement de chaque compartiment. Tous les fonds figurant dans nos tableaux sont négociables en Suisse.

Pour en savoir plus sur les fonds qui vous intéressent, vous pouvez consulter gratuitement les fiches d’information de l’agence Morningstar, soit directement (www.morningstar.fr), soit en passant par les sites des banques en ligne
(www.swissquote.ch, www.e-sider.com).

Massimo Oberti et VZ VermögensZentrum, Lausanne


  1. Obligations suisses – La Banque nationale a décidé de laisser fluctuer le taux directeur entre 0 et 0,75%, tout en essayant de faire refluer le taux de change du franc par des transactions sur devises. Ces mesures n’ont eu qu’un effet modéré sur le cours et le rendement des obligations suisses. En effet, les investisseurs continuent à préférer les titres assortis d’une garantie d’Etat.
  2. Actions Amérique du Nord – La Réserve fédérale réagit au ralentissement conjoncturel en maintenant ses taux bas pour stimuler les activités. Dans le même temps, l’annonce des plans de relance a un effet bénéfique sur les Bourses. A tel point que, depuis le début de mars, l’indice S&P 500 a gagné plus de 20% en quinze jours.
  3. Actions pharma-santé – Elles ont joué leur rôle défensif, avant d’abandonner 4% à 5%, comme l’indice mondial des actions. Au premier trimestre, Roche et Novartis ont enregistré une baisse respective de 4% et de plus de 18%. Roche a avalé Genentech, Merck a repris Schering-Plough et Pfizer s’est marié avec Wyeth. Les experts s’attendent à d’autres fusions-acquisitions dans ce secteur.
  4. Actions financières – L’indice des valeurs financières s’est affaissé de 16% environ au premier trimestre (6% pour l’indice mondial des actions). Depuis, les valeurs financières ont repris du poil de la bête. L’évolution des mois à venir dépendra des décisions politiques en matière de secret bancaire, des plans de sauvetage et des interventions des banques centrales.
  5. Actions Asie (hors Japon) – Le marasme qui frappe de nombreux pays asiatiques est de nature conjoncturelle (demande faible) et non structurelle (mode de fonctionnement de l’économie), comme en Europe ou aux USA. Des programmes de relance sont en cours, mais on compte surtout sur les investissements chinois pour entraîner les économies de la région. L’indice MSCI Asia Pacific hors Japon a clôturé le premier trimestre sur des bénéfices de cours.
  6. Actions pays émergents – Les pays d’Europe de l’Est affrontent une récession en même temps qu’une crise monétaire. La dépréciation de leurs devises est telle que les gens ont de la peine à rembourser les dettes contractées dans d’autres devises. Toujours est-il que les places boursières se sont bien défendues au premier trimestre. L’Amérique latine a même terminé dans le vert, alors que l’indice mondial des actions a perdu 6% sur les trois premiers mois de l’année.
  7. Actions matières premières – Le Dow Jones-AIG Commodity Index, qui mesure l’évolution des principales matières premières, a fait du surplace entre janvier et mars. Le pétrole oscille, lui, autour de 50 dollars le baril. Depuis janvier, l’or, l’argent et le platine affichent des progressions comprises entre 4% et 21%. Deux raisons majeures à la hausse du métal jaune: la faiblesse des taux et les craintes d’une récession durable.
  8. Actions Europe – Les économies des deux poids lourds européens, l’Allemagne et la France, sont à la peine, plombées en grande partie par le secteur automobile. Outre-Rhin, les exportations et la production de biens d’investissement expliquent le net ralentissement de la croissance. La Banque centrale européenne (BCE) a abaissé un peu le loyer de l’argent, alors que la Banque d’Angleterre a porté le sien à 0,5%, un niveau plancher. Des coupes plus drastiques sont attendues de la part de la BCE. L’indice britannique FTSE 100 n’a perdu que 9,34% au premier trimestre (valeur exprimée en CHF), alors que l’Euro Stoxx 50, qui regroupe les 50 premières capitalisations de la zone euro, s’est effondré de 17,14%.
  9. Actions Suisse – L’économie suisse est en récession, avec un taux de chômage annoncé à 5,2% pour 2010. La consommation privée pourrait donc reculer. Pour sa part, la BNS essaie d’éviter la déflation en augmentant les liquidités. Si la Bourse suisse a mal démarré l’année, elle s’est néanmoins reprise de 14% (à la fin de mars) depuis son plus bas du 9 mars. Impossible de dire si ce sursaut est un feu de paille.
  10. Fonds immobiliers – L’indice suisse des fonds immobiliers (SWX Immofonds Index, SWIIT Index) a pris 5,3% au premier trimestre, alors que le Swiss Performance Index (SPI) perdait 9% sur la même période. L’immobilier domestique résiste, car il n’a pas commis les excès des marchés étrangers (USA, GB, Espagne). Cela dit, les perspectives du commercial (bureaux, surfaces de vente) sont moins roses que celles du résidentiel.