
Une assurance pour les casse-cou
Mon mari fait régulièrement des excursions en VTT. Doit-il conclure une assurance accidents spécifique?
Non. S’il exerce une activité lucrative plus de huit heures par semaine, il est en effet obligatoirement assuré en cas d’accident par son employeur. S’il chute de son vélo, cette couverture subviendrait aux frais de traitement médical et lui octroierait une indemnité journalière pour perte de gain.
Les courses de vitesse en VTT sont, en revanche, considérées comme une activité téméraire. Elles figurent, au même titre que la boxe ou la plongée sous-marine à plus de 40 m de profondeur, sur la liste des activités à risques recensées par la Suva. Toute activité pratiquée au mépris des consignes de prudence, telle qu’un vol en parapente pendant une tempête de foehn, par exemple, sera aussi assimilée à des activités à risques.
Si un problème survenait lors de la pratique d’un tel sport ou à la suite de ce genre de négligences, les prestations de l’assurance seraient alors réduites de moitié. D’où la nécessité de conclure une police risque individuelle prenant notamment en charge les soins et les conséquences financières d’une éventuelle invalidité, liés à ces activités de casse-cou.

