
Fleurs de saison
A propos du dossier «Petits gestes, gros impact» (9/10).
En tant que producteur de fleurs coupées, j’ai été très surpris de votre comparaison très simpliste de fleurs indigènes produites sous serre et de fleurs étrangères produites en plein champ. Si cela peut s’appliquer dans certains cas, ce n’est, de loin, pas une généralité. Je suppose que vos journalistes se sont basés sur des chiffres provenant des Pays-Bas et concernant la culture de roses. Or, il faut savoir que la plupart des fleurs cultivées sous serre, en Suisse, sont des cultures dites «froides» et peu gourmandes en énergie. De plus, la plupart des producteurs ont beaucoup investi, ces dernières années, dans l’économie d’énergie (chauffage à bois, récupération de CO2, écran thermique, etc.). Tous ces efforts nous permettent de proposer des fleurs ayant un bilan écologique plus favorable que l’importation d’Amérique du Sud ou d’Afrique.
Je tiens également à préciser que les normes de production en Suisse sont parmi les plus sévères du monde. Pour conclure, je conseille aux consommateurs sensibles à l’économie d’énergie d’acheter des fleurs de saison et de proximité (les tulipes en hiver et les roses en été). Je trouve aussi regrettable que les grandes surfaces importent plus de 95% de leurs fleurs de l’étranger (Equateur, Kenya, Zimbabwe, Israël), même en été, lorsque les fleurs sont produites en Suisse sans dépenses énergétiques.
Jean-Marc Crousaz

