Restez un consommateur averti et profitez de nos avantages abonnés
Pourquoi pas
Non merci
Panier
x
Le panier est vide

8 liseuses électroniques: pas toujours lisibles

Si la tablette d’Apple sort en tête de notre test de huit lecteurs électroniques, elle a cependant été classée à part – tout comme le Kindle, d’Amazon – puisque le nombre de titres disponibles est encore faible.

Le nombre de liseuses disponibles sur le marché a beau augmenter, la question demeure: le livre électronique (e-book) est-il aussi agréable qu’un ouvrage sur papier? Pour le savoir, nous avons testé huit liseuses dont le prix varie entre 300 fr. et 750 fr. Bien que plus cher que les autres, l’iPad se distingue, car il offre de nombreuses fonctions supplémentaires. Son écran est en outre tactile, tout comme ceux du Sony PRS-600 et de l’Hexaglot.

Résultat: la tablette d’Apple et le Kindle d’Amazon obtiennent les meilleures notes (voir tableau). Nous avons cependant décidé de classer ces deux appareils à part puisque – revers de la médaille – le choix de livres électroniques qu’ils proposent est encore très limité.

Lisibilité décisive

Ces deux tablettes doivent leurs bons résultats à une lisibilité supérieure à celle de leurs concurrentes, un paramètre qui pèse lourd dans la balance. L’iPad obtient même la meilleure note, grâce au rétroéclairage de son écran, qui s’adapte à la luminosité. A contrario, «le contraste entre les caractères du livre et le fond est trop faible sur certains appareils», constate Dietmar Born, de l’Institut ipi pour la recherche sur les produits, qui a effectué le test (lire encadré).

Importante, la lisibilité est même décisive pour les personnes disposant d’une mauvaise vue. Lorsqu’elles zooment sur le texte, l’affichage doit en effet être irréprochable. Pour ce critère, le Kindle tire son épingle du jeu. On ne peut pas en dire autant des appareils de Sony et d’iriver: certains textes agrandis ne sont tout simplement pas lisibles.

Lorsqu’on lit un ouvrage sur papier, on utilise un signet pour marquer la page. Qu’en est-il avec les liseuses? Les deux Sony, le Kindle et le Cool-er chargent automatiquement le dernier passage lu. L’iPad en fait de même, mais en deux étapes. Avec l’Hexaglot, il faut trois manipulations et quatre avec l’iriver.

Batterie surévaluées

Si les fabricants avancent une importante capacité de la batterie de leur liseuse, jusqu’à 7000 pages avec l’iriver, notre test démontre que l’utilisateur ne pourra lire que le tiers des pages annoncées, à savoir en moyenne 1400 pages tout de même. Mais inutile d’espérer avaler un pavé d’une traite avec l’iPad, car la tablette d’Apple s’épuisera après 350 pages.

Les batteries présentent d’autres inconvénients. Pendant la charge, impossible de lire sur le Bookeen. Idem pour les appareils de Sony, mais seulement lorsqu’ils sont chargés via un câble USB, car l’alimentation secteur ne pose pas ce problème.

Si les liseuses évitent aux lecteurs de transporter des kilos de livres, elles ne les dispensent pas d’un ordinateur.

Il faut en effet télécharger l’ouvrage en ligne avant de le transférer sur son lecteur électronique. Rien de tel avec l’iPad et le Kindle. Mais ces deux appareils exigent de passer exclusivement par un service dédié (le Kindle Store et l’iBook Store), ce qui limite le choix (lire plus haut).

Un défaut partagé par tous les modèles testés: la protection anticopie, qui rend impossible le transfert des ouvrages entre appareils concurrents. Selon Dietmar Born, éditeurs et fabricants travaillent sur une protection anticopie unifiée, afin d’éviter de payer un même livre plusieurs fois. En attendant, le consommateur est condamné à passer à la caisse puisqu’il est impossible de prêter ses bouquins virtuels!

Rolf Muntwyler / nz

Voir les résultats
Lire l'article