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Un canapé peu relaxant

Il aura fallu plus de deux ans de lutte à Jean-Maurice Rappaz pour se faire rembourser un canapé défectueux. En septembre 2007, le magasin de meubles Diga livre à ce lecteur fribourgeois un divan pour le prix de 5002 fr. Ce dernier s’aperçoit aussitôt que l’objet a de gros défauts. Le mécanisme des accoudoirs, en principe mobiles, est trop rigide, le rembourrage des angles est de qualité médiocre et les agrafes, visibles à l’œil nu, sont trop courtes et présentent un risque de griffure.

Diga refuse d’annuler le contrat de vente, reprend le sofa pour le réparer, mais ne change que les agrafes. Protestation immédiate de Jean-Maurice Rappaz qui se voit botté en touche, le commerce arguant que, en signant le bulletin à la réception du meuble réparé, son épouse l’a accepté en l’état.

Notre lecteur ne baisse pas les bras. Il rapporte le canapé à la succursale, où une responsable constate que l’accoudoir est effectivement bloqué, et exige alors une analyse neutre de l’Association suisse du négoce de l’ameublement. Les experts abondent dans son sens. Ils proposent de faire réparer le sofa, mais Jean-Maurice Rappaz en a assez vu: il exige d’être remboursé.

De son côté, Diga remet en cause la neutralité des experts qu’il avait pourtant acceptés. Il faudra encore un avocat et un jugement du Tribunal civil pour que le commerçant verse
6000 fr. à son client.