
10 ballons de foot: un très bon ballon pour 50 fr.
Deux ballons sur les dix testés obtiennent une note «très bon»: le modèle officiel de la Coupe du monde et un Umbro, trois fois moins cher. Le meilleur marché de notre sélection est en revanche «peu satisfaisant».
L’équipe suisse de foot s’entraîne pour la Coupe du monde avec un Jabulani, le ballon officiel de la manifestation, commercialisé par Adidas. Notre test démontre que celui-ci est de meilleure qualité que le Puma PowerCat 1.10 Statement, utilisé en Championnat suisse, au niveau tant du rebond que de l’usure (voir tableau).
Ces deux modèles affichent un prix quasi identique d’environ 179 fr. Or, il existe sur le marché des modèles bien moins chers. Quelle est leur qualité?
A l’approche de la grand-messe du football en Afrique du Sud, nous avons acheté dix ballons et les avons soumis à un test en laboratoire. En plus des produits des grandes marques comme le Jabulani d’Adidas, les Powercat de Puma ou encore le T90 Strike de Nike, nous avons également choisi des articles bien meilleur marché, tels le Team ou le
Max Havelaar. La fourchette de prix est assez impressionnante, puisqu’elle va de 16.90 fr. à 179.90 fr., soit du simple à plus du décuple!
Le test a porté sur quatre critères: solidité, résistance aux frottements, perte de pression et rebond (lire encadré). Le Jabulani d’Adidas et le Dynamis Laminar d’Umbro surclassent le reste de la sélection et décrochent une note finale proche de la perfection: 5.9 points sur 6 pour le premier et 5.8 pour le deuxième. Un écart minime en termes de points, mais une grosse différence au niveau du prix: le Dynamis Laminar coûte moins de 50 fr. contre presque 180 fr. pour le Jabulani. Pourquoi ce dernier est-il donc si onéreux? Adidas n’a tout simplement pas souhaité répondre à cette question dérangeante. Le Dynamis Laminar est aussi bien moins cher que l’Ascente Premier Team de Nike (5.3 points), vendu 159.80 fr., ou le Puma Powercat (5.2 points) dont le prix s’élève tout de même à 179.80 fr.
Pas très solides
Trois ballons récoltent un carton jaune pour leur solidité défaillante. Les vessies de la réplique du Fifa WM 2010 d’Adidas, huitième place du classement, et du modèle estampillé Max Havelaar, de Tramondi, neuvième rang, ont éclaté dans un grand bruit pendant le test. Adidas rétorque que son produit satisfait à ses propres critères ainsi qu’à ceux de la FIFA. De son côté, Tramondi botte en touche en prétendant que sa balle est restée intacte lors de ses propres tests.
Le ballon Team, vendu par Coop, n’a guère brillé non plus. Les deux exemplaires testés n’ont pas éclaté, mais plusieurs coutures se sont rompues, les rendant ainsi inutilisables. Tout comme le Max Havelaar, le modèle Team est fabriqué par Tramondi. Selon Peter Mucha, directeur de l’entreprise, le Team a passé avec succès le test interne mené selon les normes de la FIFA. Or, celles-ci ne requièrent pas de test de frottements ni un test de solidité exigeants.
Dans l’idéal, un bon ballon de foot ne devrait pas être utilisé sur de l’asphalte, du sable ou des surfaces synthétiques. Bien évidemment, la plupart des gamins n’ont pas un terrain de foot devant la porte de leur maison. C’est la raison pour laquelle nous avons voulu savoir dans quelle mesure les ballons résistent à une utilisation dans les arrière-cours. Nous avons simulé cette situation en frottant les différents modèles avec du papier de verre.
Hors d’usage
Les ballons de la marque Tramondi (Max Havelaar et Team) ont plus rapidement failli au test des frottements que leurs concurrents. Leur surface était endommagée après 200 va-et-vient seulement. A la suite de notre constat, le fabricant indique qu’il tentera d’apporter des améliorations sur la membrane extérieure.
Beat Camenzind / seb
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