
9 gobelets isothermes: ils nous laissent plutôt tièdes
Seuls deux gobelets sur les neuf testés conservent bien la chaleur, tout en étant robustes et totalement étanches. Les autres présentent des résultats plus mitigés.
Envie d’agrémenter vos trajets en train ou en voiture le matin avec votre propre réserve de café ou de thé, transportée dans un gobelet isotherme? Si l’idée vous plaît, notre test vous permettra de faire le bon choix.
Afin de pouvoir vous fournir des conseils précis, nous avons acheté neuf gobelets, de sept marques, que nous avons envoyés au laboratoire allemand SLG afin qu’il procède à des examens minutieux (lire encadré).
Les résultats du test montrent que la qualité diffère notablement d’un produit à l’autre.
De manière globale, les récipients en métal conservent la chaleur plus longtemps que ceux en plastique et sont plus robustes. Les trois meilleurs gobelets du test sont ainsi en métal. Les deux premiers du classement, de la marque Sigg, obtiennent l’appréciation «très bon». Selon nos experts, ils n’ont pratiquement pas de points faibles, mais ils font aussi partie des produits les plus chers de notre sélection (respectivement 32.90 fr. et 23.90 fr.).
Conservation de la chaleur
Les fabricants fournissent des chiffres différents concernant la capacité de leurs modèles à conserver la chaleur. Afin que la comparaison soit pertinente, nous avons néanmoins évalué les gobelets selon la même échelle de notation.
Migros garantit par exemple que les liquides versés dans son modèle Cucina & Tavola restent chauds pendant une heure. Notre test montre que de l’eau à 80 degrés était encore à 40 degrés deux heures plus tard et à 29 degrés après quatre heures.
Cela est toutefois un peu léger face au vainqueur du test, le Metro Mug qui conserve une température de 66 degrés après deux heures, de 57 degrés après quatre heures et de 46 degrés après six heures.
Etanchéité
Tous les modèles sont pratiques et faciles à utiliser. En revanche, l’étanchéité n’est pas toujours parfaite. Du liquide s’est écoulé du Bodum Travel Mug et du Jack Wolfskin lorsque nous les avons posés à l’envers pendant dix minutes.
Avec des substances néfastes
Certains modèles déçoivent, car ils contiennent des composants potentiellement néfastes. Ainsi le Relags et le Jack Wolfskin contiennent des hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP), mais en faibles quantités. Relags a annoncé son intention de procéder aux changements nécessaires. Jack Wolfskin estime pour sa part qu’il n’y a pas d’urgence.
Rolf Muntwyler / séb
Voir les résultats
Lire l'article
Examen minutieux
Le laboratoire allemand SLG a testé dix gobelets isothermes selon les critères suivants:
- Conservation de la chaleur: les récipients ont été remplis avec de l’eau à 80 degrés. La température a été mesurée après deux, quatre et six heures.
- Etanchéité: les tasses remplies ont été posées à l’envers pendant dix minutes pour vérifier si du liquide s’en échappait.
- Facilité d’utilisation: nettoyer, boire, remplir, vider… Trois personnes ont fait tous les gestes que l’on accomplit habituellement avec un gobelet isotherme.
- Résistance aux chutes: les testeurs ont rempli les récipients, puis les ont laissé tomber trois fois afin de constater les dommages.
- Lave-vaisselle: un, cinq et 25 passages au lave-vaisselle. Ce test a également été effectué avec les tasses qui ne doivent pas être placées dans un lave-vaisselle selon leur notice.
- Substances indésirables: différentes parties des récipients, comme les fermetures et les systèmes antiglisse, ont été analysées, afin d’y traquer la présence de substances potentiellement dangereuses comme le cadmium, les hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP) et les phtalates. Certains HAP, qu’on retrouve notamment dans les caoutchoucs, peuvent endommager le patrimoine génétique, provoquer des cancers ou affecter la procréation et le développement du fœtus. Les benzo(a)pyrènes, qui combinent toutes ces caractéristiques, sont considérés comme les HAP les plus nocifs et ont fait l’objet d’une attention particulière lors des analyses. Certains phtalates, comme le DEHP, qui a été trouvé dans le test et sert à augmenter la flexibilité des plastiques, sont aussi soupçonnés d’être cancérigènes, mutagènes et toxiques pour la reproduction.


