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Décryptage des secrets de l’étiquette

Les fabricants ne peuvent badiner avec la législation sur l’étiquetage. Les chimistes cantonaux y veillent en procédant à des contrôles sporadiques.

Si aguicheurs soient-ils, les emballages doivent répondre aux exigences du droit alimentaire. Par exemple, les ingrédients ne peuvent pas être énumérés dans n’importe quel ordre et les substances allergènes doivent figurer sur l’étiquette même lorsqu’elles sont présentes à l’état de traces.

Malheureusement, les informations légales se trouvent souvent noyées dans une masse de slogans prometteurs, d’indications inutiles et de labels pas toujours explicites. Autant de mentions autorisées, pour autant qu’elles respectent une règle de base du droit alimentaire: l’interdiction de la tromperie. Il est par exemple trompeur d’illustrer un emballage avec une belle photo de fruits frais, tandis que le produit ne comprend que des arômes. De même, il est interdit de prêter des vertus thérapeutiques à une denrée alimentaire.

Avec la raréfaction de l’indication du prix directement sur le produit, le consommateur doit aussi s’armer de patience pour connaître le coût de ce qu’il achète.

L’Ordonnance sur l’indication des prix (OIP) prévoit pourtant l’obligation d’un affichage bien visible. Décidément, la Police du commerce, autorité de surveillance en la matière, a encore du pain sur la planche!

Suzanne Pasquier