
Parlons chiffres, honnêtement!
Il n’y a aucune raison – aujourd’hui, en 2010 – de décider d’une deuxième baisse des rentes du 2e pilier, donc de notre retraite. Nous l’expliquons clairement dans ce supplément et défions quiconque de nous prouver honnêtement le contraire.
Honnêtement, cela veut dire avec des arguments qui ne sont pas construits autour de l’intérêt des assureurs et de leurs actionnaires, mais bien des assurés, et donc des futurs retraités. Donc en ne s’appuyant pas sur des tables de longévité qui prolongent abusivement l’espérance de vie moyenne en Suisse, ni en se référant à la grave crise économique que nous venons de vivre, mais bien à quarante années de cotisations continues.
Dans ce combat, nous n’avons – nous – rien à gagner, ni ne cherchons à être élus ou réélus. Les informations que nous vous donnons sont dans la ligne de celles que nous publions chaque mois depuis douze ans dans notre magazine. Elles sont raisonnables et crédibles.
Nous n’excluons pas qu’elles évoluent. Peut-être que, en 2013 – puisque le taux de conversion doit désormais être revu tous les cinq ans –, devrons-nous revoir notre position. Nous le ferons alors sans hésiter. Mais, aujourd’hui, les choses sont claires: il faut dire non, le 7 mars prochain, à une baisse inutile et sur laquelle il sera impossible de revenir.
Christian Chevrolet

