
Sur place ou à l’emporter
Une même boisson peut coûter trois fois son prix selon qu’on la consomme sur place ou qu’on l’emporte. Une lectrice neuchâteloise en a fait les frais: pour avoir finalement décidé de boire sa bouteille de soda, prise au shop, à la terrasse d’une station essence Agip, elle a dû payer 5.40 fr. (5 dl) au lieu de 1.50 fr., comme indiqué. En caisse, le tenancier lui a en effet proposé de la payer avec son menu du jour, sans spécifier oralement la différence de tarif. «On compare ici un prix de vente au détail avec un prix de restauration», souligne Jean-Sébastien Génot, directeur des ventes chez Agip.
Comme l’exige la loi, les prix étaient clairement affichés. Mais Agip reconnaît que l’absence de service (ni verre ni glaçon) rend le prix excessif. Pour s’en excuser, l’enseigne va dédommager notre lectrice. Pour guider le client, Gastro Neuchâtel recommande que les espaces de vente «à l’emporter» et «à consommer sur place» soient bien délimités.

