
Lunettes de soleil: ouvrez l’œil!
Pour bien choisir ses lunettes de soleil, il faut penser aussi bien à la protection UV qu’à la filtration de la lumière. En effet, ces deux éléments ne vont pas forcément de pair.
Lorsqu’on achète des lunettes de soleil, il est important de s’intéresser à la protection oculaire: comme la peau, les yeux sont sensibles aux rayons du soleil, notamment aux ultraviolets (UV). Fort heureusement, sauf exceptions rarissimes, les lunettes vendues en Suisse filtrent toutes efficacement les UV. Jacques Culand, responsable du Centre romand de formation des opticiens (CCO), assure d’ailleurs qu’il n’est pas nécessaire de payer le prix fort pour disposer d’une protection UV efficace.
Seulement voilà, une protection contre les UV ne signifie pas que les yeux sont à l’abri d’un excès de lumière. Si des verres, même en plastique transparent, filtrent les UV à 100%, ils laissent cependant passer toute la lumière visible et ne protègent donc pas toujours des éblouissements. Contre ces derniers, c’est la teinte des verres qui est déterminante.
Les nuages ne filtrent pas
L’Union européenne a fixé des classes de protection (de 0 à 4, voir tableau ci-contre), qui permettent de savoir à quelle situation chaque teinte est destinée. En Suisse, leur indication n’est pas obligatoire, mais on la retrouve souvent.
L’exposition au soleil est particulièrement risquée à la plage et à la montagne. Au bord d’un plan d’eau, la lumière est intensifiée par le réfléchissement. En altitude, les rayons UV sont plus forts. Par ailleurs, il faut encore savoir que les nuages filtrent la lumière, mais pas les rayons UV! En été, il est donc important de porter des lunettes adaptées (lire nos conseils en encadré).
Quant aux enfants, leurs yeux sont encore plus sensibles aux rayons UV. Jacques Culand insiste donc sur l’importance de les protéger, en se fiant au bon sens. Par exemple, «si un enfant va nager quelques minutes, il peut ôter ses lunettes. Mais s’il passe la journée à barboter dans une pataugeoire, il est préférable de les lui laisser sur le nez».
Yves-Alain Cornu


