
Rhume des foins
La désensibilisation permet de combattre l’allergie au pollen, appelée «rhume des arbres» (de février à mi-mai) ou «rhume des foins» (de mai à juin). Avant d’entreprendre un tel traitement, il est indispensable de faire un bilan précis chez un allergologue.
L’approche la plus fréquente est une thérapie à long terme sur trois ans. Le meilleur moment pour l’entreprendre est au début de l’allergie quand les symptômes sont encore modérés. Elle consiste en l’injection répétée de (ou des) allergène(s) à intervalles réguliers par l’allergologue, voire ensuite par le généraliste. Dans une première phase (d’une dizaine de semaines), les injections sont administrées chaque semaine, à doses croissantes. Par la suite, les fréquences s’espacent. Puis, les injections atteignent la dose maximale supportée par le patient.
Son efficacité est d’environ 80%, pour autant qu’elle soit suivie de manière stricte. La réduction des symptômes est garantie pendant cinq à dix ans après le traitement. Il peut rester des symptômes lors des pics de pollen, mais la qualité de vie du patient s’améliore nettement.
Il existe, par ailleurs, des traitements de courte durée consistant en sept à huit injections à une semaine d’intervalle, peu avant la saison des pollens. Le taux de réussite est individuel et peut évoluer selon les années. Le choix du traitement dépend essentiellement de la disponibilité du patient. Cette seconde forme de désensibilisation s’adresse avant tout à des patients monoallergiques, aux symptômes peu marqués.

