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Le secret professionnel permet à un banquier de refuser de témoigner, s'il n'a pas été expressément délié de ce secret. Mais le client qui lui a confié des informations confidentielles est-il le seul à pouvoir l'obliger à parler, ou le juge a-t-il également ce pouvoir? La Chambre des recours du Tribunal cantonal vaudois rappelle que le secret professionnel qui lie les banquiers et les réviseurs en vertu de la loi n'a qu'un caractère relatif et non absolu. Dès lors, ces professionnels sont tenus de témoigner lorsque le juge considère, en pesant les intérêts en présence, que le droit à la preuve doit l'emporter sur celui au secret.
(Arrêt de la Chambre des recours du Tribunal cantonal vaudois du 16 avril 1998)