
Mettre des frais privés à la charge de son employeur et solliciter un pot-de-vin justifient un renvoi immédiat
Un chef de dépôt, qui avait tenté de mettre à charge de son employeur l'achat d'une paire de balais d'essuie-glaces destinés à la voiture de son amie, et avait utilisé les services de l'entreprise pour les installer, avait été licencié avec effet immédiat. Il contestait le droit de son employeur d'agir ainsi et réclamait trois mois de salaire. Le Tribunal fédéral lui donne tort. Les rapports de confiance à la base d'un contrat de travail sont déjà ébranlés par de tels procédés. Mais cette confiance est définitivement ruinée si le salarié a par ailleurs sollicité un pot-de-vin d'un fournisseur, en l'échange d'importantes commandes. Peu importe que l'employeur ait appris ce dernier fait après le licenciement: dans les deux cas, l'employé a violé l'obligation de fidélité qui lui incombe.
(Arrêt du Tribunal fédéral du 2 décembre 1997/ 4C.519/1996)

