
Divorce: conditions strictes à la limitation du droit de visite
Un père argovien divorcé a vu son droit de visite limité à un week-end par mois et deux semaines de vacances par année, en raison des relations conflictuelles qu'il entretient avec son ex-épouse. Le TF demande à la cour cantonale de revoir sa décision. Il estime, certes, que le droit de visite peut être limité pour le bien de l'enfant. Mais cette option doit être choisie avec beaucoup de retenue si le fils ou la fille a de bons contacts avec le parent qui n'en a pas la garde. En effet, si le droit de visite peut venir par moments troubler le quotidien d'un enfant et le plonger dans un conflit de loyauté, ses effets à long terme ne sont pas à négliger. Selon les psychologues, l'enfant a besoin de fréquenter régulièrement ses deux parents pour prendre confiance en lui et se forger une identité, puis, plus tard, surmonter la crise de l'adolescence et faire le choix d'une profession.
(Arrêt du TF du 19 janvier 2005, 5C.199/2004)

