
Ivresses au volant à répétition: un retrait de permis de huit mois peut être excessif
Un agent d'assurance, déjà privé de son permis à la suite d'une ivresse au volant, se fait pincer en janvier 1997 avec un taux d'alcoolémie de 1,27 g pour mille. Le service des autos du canton de Vaud se montre sévère: huit mois de retrait de permis, sanction confirmée par le Tribunal administratif. Le fait de conduire une deuxième fois en état d'ébriété, peu de temps après l'échéance du délai de récidive de 5 ans, pèse lourd dans la balance. Trop lourd juge le TF: il faut tenir compte de toutes les circonstances. Le recourant n'a pas d'autres antécédents, son taux d'alcoolémie était moyen, et il a besoin de sa voiture pour travailler. Dès lors, un retrait de permis de 4 mois, soit le double du minimum légal, suffit.
(Arrêt du 19 novembre 1997 de la Cour de cassation pénale du Tribunal fédé)

