
Le gain assuré par l'assurance chômage comprend également le montant relatif aux vacances
Le montant de l'indemnité de chômage s'élevant à 80% du gain assuré, le chômeur a intérêt à ce que ce gain soit le plus haut possible. Une chômeuse a donc contesté la décision d'une caisse, qui fixait à quelque 2000 francs le montant de son gain, sans tenir compte de la part versée en argent pour les vacances et les jours fériés. Les juges lui donnent raison. La part des vacances doit être considérée comme gain assuré des mois où des vacances ont été prises. Et si le travailleur ne prend que des jours de congé isolés, parce qu'il travaille sur appel? Il convient également de comprendre la part des vacances dans le gain assuré, de même que l'indemnité pour jours fériés. Sinon, on le traiterait moins bien que le travailleur qui jouit de vacances "normales".
(Arrêt du Tribunal fédéral des assurances du 1er février 1999; C 390/97)

