
La sécurité doit régner sur les pistes de ski
A la mi-décembre 1991, un skieur anglais s'est tué en faisant du ski à Verbier. Il avait quitté la piste officielle et emprunté un tracé néanmoins damé, assimilable au réseau officiel. L'Anglais a percuté un muret de béton situé en bordure de piste et masqué par une fine couche de neige. La Cour cantonale valaisanne a estimé que la responsabilité de Téléverbier SA, la société de remontées mécaniques, était engagée. Le muret, récemment construit dans le cadre de la canalisation d'un ruisseau, aurait dû être rembourré, ou au moins signalé. Une faute concomitante du skieur anglais - il allait trop vite par mauvaise visibilité - réduit les dommages et intérêts d'un quart. Le TF confirme ce verdict, et du même coup sa jurisprudence en la matière: il faut protéger les skieurs contre tout obstacle (poteau, arbre isolé, mur etc.) situé au bord d'une piste et représentant une source de danger.
(Arrêt du Tribunal fédéral du 30 novembre 2000, 4C.258/2000)

