
Quand un locataire disparaît dans la nature,
«Le 1er novembre dernier, nous avons reçu une lettre recommandée de notre locataire, nous avisant qu’il désirait quitter sa chambre meublée pour le 30 novembre. Bien que l’échéance du bail fût fixée au 1er mai 2001, nous avons accepté de le libérer, à condition toutefois qu’il verse le loyer de novembre et rende l’objet loué en parfait état. Fin octobre, notre locataire avait disparu avec ses affaires personnelles sans laisser d’adresse... Le 18 novembre, un tiers nous a remis les clés de l’appartement. Nous avons alors pu constater la saleté et le désordre qui y régnaient. De plus, une partie du mobilier était endommagée. Que doit faire un propriétaire dans ce genre de situation?»
Lors de la restitution d’un objet loué, le bailleur doit immédiatement vérifier son état et aviser le locataire des défauts dont il répond. Selon la jurisprudence vaudoise, applicable dans votre cas, cet avis de défauts doit être donné dans les deux à trois jours, au plus une semaine après la restitution des locaux. Si le bailleur ne le fait pas, le locataire est alors déchargé de toute responsabilité, sauf s’il existe des défauts cachés.
Les clés de la chambre vous ont été restituées le 18 novembre, point de départ du délai de deux à trois jours, qui vous était imparti pour informer le locataire des défauts dont il devait répondre. Vous auriez donc dû faire procéder immédiatement à un état des lieux d’urgence par le juge de paix et le notifier à votre locataire. Ces démarches n’ayant pas été effectuées dans les temps, il est à craindre que le locataire puisse se prévaloir de
ce retard et se dégager de toute responsabilité pour les dégâts occasionnés au mobilier.
S. J.

