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Magnétoscopes: qualité rentable

Apriori, tous les magnétoscopes se valent. Les prix s’échelonnent de moins de 200 fr. à près de 1000 fr. en fonction des options électroniques offertes (nombre de têtes de lecture, reconnaissance des différents standards, programmation, etc.). En revanche, la qualité n’intervient que marginalement dans le prix de vente. Les différences sont pourtant notables, mais on en prend connaissance que lorsque survient une panne.
Au top ten des pannes de vidéo, l’appareil qui «mange» les bandes figure en bonne place. Ce défaut est généralement dû à une usure du «galet presseur», un cylindre de caoutchouc qui assure une vitesse de défilement de la bande parfaitement stable. Sur un appareil «haut de gamme» Matsushita (Panasonic, JVC), le remplacement de cette pièce d’usure est particulièrement aisé et bon marché (20 minutes de travail et un composant de 36 fr.). En revanche, sur un modèle meilleur marché (par exemple Toshiba, qui est doté d’une mécanique identique à celle de Saba, Nordmende et Telefunken), le remplacement du galet presseur est nettement plus coûteux (40 minutes et un composant 68 fr.).

Différence de châssis
Entre le magnétoscope de qualité et le modèle «bas de gamme», il existe encore bien des différences cachées. La mécanique du premier est montée sur un châssis en fonte injectée, plus rigide qu’une vulgaire tôle emboutie telle qu’utilisée dans le second. Et le remplacement de la courroie d’entraînement du modèle de qualité se fait en un tournemain grâce à une trappe d’accès sous l’appareil, alors que pour l’autre, l’opération nécessite un démontage complet de toute la mécanique.

Du «prêt-à-jeter»
La modernité impose que le magnétoscope avale tout seul la cassette vidéo. Il n’est pas rare que le mécanisme motorisé se casse (voir le levier présenté sur la photo). Du point de vue mécanique, la réparation est toujours possible, mais dans le cas du châssis Toshiba l’opération s’avère longue et coûteuse. De fait, cet appareil n’est pas conçu pour être réparé. On pourrait même considérer que la stratégie commerciale est celle du «prêt-à-jeter». Selon le type d’intervention, la révision d’un tel magnétoscope oscillera donc entre 250 et 350 fr., alors que l’appareil neuf coûte entre 200 et 400 fr.
Pour le modèle Panasonic, la révision peut coûter entre 180 et 300 fr., la même mécanique équipant tous les modèles, quel que soit leur prix (250 à 800 fr.). A ces conditions, de nombreux consommateurs acceptent de faire réparer leur magnétoscope et contribuent ainsi à lutter contre le gaspillage tout en encourageant les fabricants à concevoir des produits durables.
François Marthaler
(*) La Bonne Combine
Réparations en tous genres
4, rte de Renens – 1008 Prilly