Restez un consommateur averti et profitez de nos avantages abonnés
Pourquoi pas
Non merci
Panier
x
Le panier est vide

Warning: count(): Parameter must be an array or an object that implements Countable in /home/bonasavo/bonasavoir.ch/include/article_detail.inc.php on line 20

Quand le prix l’emporte sur la sécurité

Une cuisinière électrique dont les plaques ne fonctionnent plus très bien après deux ans, cela peut s’expliquer par le fait que les sélecteurs de commande ont simplement fondu, empêchant certains contacts de s’établir. Car, pour économiser quelques centimes à la production, la fabrique des cuisinières Gorenje – qui fournit notamment Querop et Sibir – a changé la matière plastique dont sont faits les sélecteurs au profit d’un matériau qui fond déjà à des températures inférieures à 200 degrés. Une surchauffe (plaque oubliée, par exemple) et la série complète fond. Sauf celui du four, en plastique brun, resté intact, car il est encore fabriqué avec une matière résistant à des températures proches de 250 degrés.
A noter que Gorenje n’est pas seul en cause, puisqu’il se fournit chez un sous-traitant, Dreets, lequel livre certainement la même «qualité» à d’autres marques.
Jusqu’au début des années 80, ces sélecteurs étaient en céramique: ils ne pouvaient ni fondre, ni brûler. Depuis le recours au plastique, moins cher, s’est généralisé. Même ignifuge, il peut finir par «charbonner» sous l’effet de la chaleur produite par un mauvais contact lié à l’usure et à l’âge.

Pas de contrôle
La cuisinière en question est-elle définitivement morte? Non, car
on peut remplacer les sélecteurs par d’autres en plastique brun, voire par des pièces de récupération en céramique.
On est en droit de se demander comment une telle camelote obtient l’homologation de l’Inspection fédérale des installations électriques à courant fort. Nous l’avons contactée pour tenter de comprendre.
Dans le cas présent, la cuisinière n’a pas été contrôlée. L’importateur n’a, semble-t-il, pas obtenu du fabricant la documentation technique exigée par la loi et le produit a été retiré de la vente. Alertée par La Bonne Combine, l’Inspection fédérale se promet d’examiner «si la situation commande de prendre des mesures». Nous pourrions donc revenir sur ce sujet.
François Marthaler

(*) La Bonne Combine
Réparations en tous genres
4, rte de Renens – 1008 Prilly