
Pour éviter d’être malade et sans salaire
Lorsque votre employeur n’a pas d’assurance collective pour perte de gain en cas de maladie durable, il ne reste que l’assurance privée pour éviter ce piège. Nous avons comparé les primes.
Vaut-il mieux être accidenté ou tomber malade? A priori, la question peut paraître idiote... Et pourtant, la réponse est sans équivoque pour de nombreux employés: être accidenté! En tel cas, en effet, pas de soucis financiers: l’assurance accident obligatoire couvrira d’abord 80% du dernier salaire, puis l’AI prendra le relais avec une rente de 90%. Des sommes généralement suffisantes pour se débrouiller.
Rien de tout cela en cas de maladie. En telle circonstance, l’entreprise n’est obligée de verser un salaire complet (100%) que durant une période variant en fonction des cantons et des années de service (lire l’encadré ci-contre). Mais après, c’est le «trou».
Certes, de nombreuses entreprises ont contracté une assurance collective pour perte de gain, permettant à leurs employés de toucher en général 80% de leur dernier salaire dès l’échéance du minimal légal et jusqu’à la décision d’invalidité (voir graphique ci-dessous).
Mais tous ceux qui n’ont pas cette chance n’ont plus qu’une solution: contracter une assurance privée. Nous avons donc comparé les prix des plus grandes compagnies suisses offrant ce genre de prestations (sauf La Zurich, qui n’a pas voulu nous transmettre des chiffres détaillés), en fonction de critères précis (voir tableau en haut de la page suivante). Les différences sont énormes! Entre la meilleure et la plus mauvaise offre, la prime mensuelle varie de 242%!
Il vaut donc largement la peine de s’informer avant de signer quoi que ce soit. Mais la prime n’est pas la seule chose à retenir. Il faut aussi s’intéresser aux prestations, tellement variables d’une compagnie à l’autre qu’elles sont malheureusement impossibles à comparer dans un tableau lisible!

