
Votre facture d’électricité passe par vos casseroles
L’Office fédéral de l’énergie vient de rendre son rapport: la consommation globale d’énergie a diminué de 3,3% sur les 7 ans de la campagne Energie 2000. Mais cette réduction s’explique en bonne partie par le ralentissement économique. Tous les efforts restent donc à faire.
Le consommateur attentif peut dès lors se demander s’il n’est pas temps de remplacer sa vieille cuisinière électrique par une vitrocéramique. On évalue l’économie d’énergie entre 5 et 15%. Avantage auquel peut s’ajouter la facilité d’entretien. Commodité toute relative, car un débordement de confiture peut ronger la plaque qui, à elle seule, coûte allègrement 800 fr. (attention aussi aux largages de casseroles lourdes!).
Avec couvercle
Mais il y a mieux à faire que de remplacer la cuisinière. Cuire sans couvercle consomme pratiquement trois fois plus d’énergie. Maintenir 1,5 litre d’eau en ébullition consomme en effet 720 Watt, mais 190 Watt avec couvercle. Deux fabricants suisses proposent aussi des casseroles à double paroi en inox : Kuhn Rikon (gamme Durotherm) et SIGG (gamme Caliente). Ce nouveau mode de cuisson – on peut pratiquement couper le feu après ébullition et cuire à l’étouffée – permet une économie supplémentaire d’environ 60% (la consommation pour le même 1,5 l d’eau est ramenée à 80 Watt). Le modèle Kuhn Rikon est livré avec un socle isolant: on pose la casserole directement sur la table et le contenu peut rester chaud durant deux heures. Un bijou de technologie qui a son prix. La cocotte Durotherm de 2 litres coûte 190 fr. et la casserole Caliente 2,4 litres revient à 170 fr. (plus 75 fr. pour le dessous-de-plat).
Pour la cuisson des aliments, un ménage consomme en moyenne 1200 kWh par an, ce qui représente un montant de presque 300 fr. L’utilisation systématique de casseroles isolées devrait donc permettre une économie de 150 fr. par an. Un investissement peut s’amortir en moins de cinq ans, contre quarante ans pour l’achat d’une cuisinière vitrocéramique. La modernité n’est pas nécessairement celle qu’on croit.
François Marthaler
(*)La Bonne Combine
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