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10 chaussures de randonnée: chaussures de marche: la qualité a un prix

Parmi les dix paires de chaussures de marche que nous avons testées, six obtiennent l’appréciation «bon». Elles ne sont toutefois pas bon marché, mais ont l’avantage d’être imperméables.

Walking, trekking, hiking, backpacking: à chaque situation sa chaussure. C’est dans cet esprit que les fabricants ont créé ces différentes catégories. Mais les frontières entre elles sont floues et prêtent parfois à confusion. L’achat de souliers de marche nécessite donc du temps (lire les conseils d’achat ci-contre). 

Avec notre partenaire alémanique K-Tipp, nous avons testé dix paires de chaussures de marche de moyenne montagne, pour hommes, parmi les plus vendues. Nous les avons confiées à l’Institut de test et de recherche de Pirmasens (D). La plupart des modèles existent aussi pour femmes (excepté les Karbo, Hightrail 1.0 et Chameleon).
Pour avoir de bons souliers de marche, il faut délier sa bourse. C’est le bilan de notre test. Les six paires qui obtiennent la mention «bon» coûtent entre 220 et 299 fr. Les modèles les moins chers, ceux des marques propres aux magasins SportXX et Athleticum, sont jugés «satisfaisant». En revanche, un des articles les meilleur marché du test, vendu par Ochsner-Sport, échoue avec un «peu satisfaisant» (voir tableau).

Les épreuves

Les articles choisis ont dû répondre à neuf critères, dont l’imperméabilité et la respirabilité de la chaussure (pour l’évaporation de la sueur). L’amortissement de la semelle intérieure doit être dur et la semelle extérieure antidérapante. La doublure, elle, ne doit pas s’user trop vite (lire l’encadré). Pour ce qui est de l’amortissement des chocs, de l’usure de la semelle et du test de frottement, les chaussures n’ont pas rencontré de problèmes.

En revanche, toutes les paires ont échoué au test de la résistance au glissement. Face à ce résultat, les fabricants des marques Hanwag, Merrell et Lowa affirment leur intention d’améliorer les semelles des prochains modèles. Les responsables de Salomon et de SportXX expliquent que la chaussure offre une bonne tenue une fois que le silicone, qui rend la semelle glissante au début, disparaît. Etonnement chez Raichle, qui affirme avoir obtenu de meilleurs résultats lors de leurs propres tests. Quant aux fabricants des modèles Meindl et Lowa, ils contestent notre méthodologie.

Séchage: mauvais résultats

Afin de garantir aux amateurs de marche la possibilité d’effectuer des randonnées deux week-ends de suite en ayant les pieds au sec, nous avons fixé
à cinq jours le temps de sé-chage. Or, après six jours, la plupart des souliers étaient encore humides.

En revanche, deux modèles n’assurent aucune imperméabilité: les chaussures Big-Bear,mouillées après une heure seulement, et K-Tec dont seul le soulier gauche est resté sec. Ochsner Sport précise que les Big-Bear sont résistantes à la poussière et à l’eau, mais «qu’elles ne sont pas imperméables et ne sont d’ailleurs pas présentées comme telles».

Les Big-Bear ont également échoué à l’épreuve de torsion de la semelle dans le temps et à celle de la respirabilité. Cela signifie d’une part qu’après un léger endommagement, la semelle est vite inutilisable et que, d’autre part, la chaussure ne laisse pas suffisamment la sueur s’échapper. Face à ces résultats, Ochsner Sport informe que des tests internes seront effectués.

Au test de l’amortissement, les modèles Karbo, Hightrail et Chameleon ont obtenu la mention «peu satisfaisant»: après une simulation de 100 000 pas, la structure de la chaussure s’est fortement déformée. SportXX (Karbo) et Merrell (Chameleon) informent qu’il sera tenu compte de ce constat lors de la conception des prochains modèles. En revanche, Athleticum ne s’est pas exprimé sur ces résultats.

Beat Camenzind / élo

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